La sensibilité à l'insuline c'est quoi?

La sensibilité à l'insuline c'est quoi?
Je crois sincèrement que ce sujet est surement le plus discuté et surtout le plus mal compris par une majorité de la population, y compris les coachs. Soyons honnêtes, même si vous n'avez pas compris ce qu'est la sensibilité à l'insuline dès que vous réduirez vos glucides et arrêtez de manger des céréales et des toasts pour déjeuner, ça devrait déjà aller mieux. Malheureusement, la sensibilité à l'insuline est un peu plus complexe que ça et si vous suivez régulièrement mes articles, je n'aime pas la sursimplification. Alors voici une explication un peu plus précise du sujet.
Premièrement, l'insuline qu'est ce que c'est. L'insuline est une hormone peptidique produite par les cellules bêta du pancréas et qui sert à faire entrer le glucose dans les cellules est la réponse que vous aurez si vous googlez Insuline, mais voici un peu plus de détail. Les principaux effets de l'insuline sur les tissus musculaires et adipeux sont:
Métabolisme glucidique:
• augmente le taux de transport du glucose à travers la membrane cellulaire
• augmente le taux de glycolyse qui est le processus qui dégrade le glucose en énergie
• Stimule la vitesse de synthèse du glycogène et diminue le taux de dégradation du glycogène. Le glycogène est une énergie de réserve principalement entreposée dans le foie et le tissu musculaire.

Métabolisme lipidique:
• diminue le taux de lipolyse, le processus qui débute l'utilisation des graisses comme énergie, dans le tissu adipeux et abaisse ainsi le taux d'acide gras plasmatique
• stimule la synthèse des acides gras et des triglycérides dans les tissus
augmente l'absorption des triglycérides
• diminue le taux d'oxydation des acides gras dans les muscles et le foie ou plus simplement ralenti la parte de masse adipeuse.
Le métabolisme des protéines:
• augmente le taux de transport de certains acides aminés dans les tissus
• augmente le taux de synthèse protéique dans le muscle, le tissu adipeux, le foie et autres tissus
• diminue taux de dégradation des protéines dans le muscle (et peut-être dans d'autres tissus).

Les effets de l'insuline servent à favoriser la synthèse des glucides, des graisses et des protéines. Par conséquent, l'insuline peut être considérée comme une hormone anabolique autant pour vos muscles et autres tissus que votre tour de taille. Je crois que ça vous résume assez bien ce que fait l'insuline.

Deuxièmement, qu'est-ce que la résistance à l'insuline et qu'est-ce qui provoque ça? La résistance à l'insuline est caractérisée par la perte de la capacité de l'insuline de réduire le taux de sucre sanguin, donc d'efficacement faire entrer les différents substrats dans les tissus du à divers phénomènes ce qui engendre une augmentation de la sécrétion d'insuline et une panoplie d'autres effets néfastes. Malheureusement, le tissu adipeux est assez adaptatif et créera de nouvelles cellules adipeuses quand les anciennes seront pleines. On appelle ce processus la lipogenèse ou génération de graisse pour faire une traduction simple. Le fait d'avoir un taux d'insuline plus élevée augmente aussi l'inflammation ce qui n'aide en rien le bon fonctionnement du corps humain et l'amélioration de votre sensibilité à l'insuline. La résistance à l'insuline est multifactorielle, elle est majoritairement causée par une mauvaise alimentation, mais aussi par les habitudes de vies déficientes d'une grande partie de la population. Le corps humain a été conçu pour avoir un peu de réserve énergétique et pour pouvoir puiser à sa guise dans ces dites réserves. Malheureusement, la plupart des gens vont manger aussitôt qu'ils ont faim ou grignoteront simplement un peu tout au long de la journée sans vraiment avoir faim, mais simplement pour combler un "besoin". Le fait de ne jamais puiser dans ses réserves énergétiques et de toujours fournir au corps des nutriments entraine à la longue une grande inflexibilité métabolique ce qui veut dire que le corps aura perdu l'habitude de prendre ses propres graisses comme énergie et utilisera principalement ce que vous lui donner pour se nourrir. Si ce n'était pas assez, l'être humain moyen est constamment sous pression et doit gérer, souvent de manière inadéquate, plusieurs petits stress ce qui engendre une fluctuation de taux de sucre sanguin donc influence la relâche d'insuline. Selon plusieurs études, une personne plus stressée à environ 50 % plus de chances de développer du diabète type II. En plus de notre mauvaise alimentation et notre stress mal géré, la population bouge peu et quand elle bouge, elle le fait de manière inefficace et quelques fois excessive.

Voici donc quelques petits trucs:
1. Arrêtez de piger toute la journée, votre corps a des réserves, il va survivre.
2.Limitez votre consommation de produits transformés et ceux à indice glycémique élevé.
3.Apprenez à relaxer, peu importe votre quantité de stress, si vous apprenez à respirer par le nez ça va mieux aller
4.N'ayez pas peur des glucides, mais faites-vous bien conseiller et éduquer sur les bases d'une saine alimentation.
5.Évitez le piège de couper tous vos glucides. Dans une grande partie des cas, le fait de couper tous ces glucides s'est avéré un désastre autant au niveau physiologique que psychologique chez les personnes que j'ai rencontrées dans ma pratique. Si vous souhaitez faire ce type de diète, faites-vous conseiller adéquatement et non pas par un coach en perte de poids.
6. Faites affaire avec un éducateur, un conseiller, un guide pas avec un faiseur de plan one size fits all.

La nutrition humaine n'est pas compliquée, mais elle est complexe. Il y a une panoplie de bonnes manières de manger, mais elle ne s'adapte pas toute avec votre mode de vie et votre génétique à vous. Heureusement, il y a encore quelques personnes qui sont prêtes à vous écouter et à se renseigner constamment dans le but de vous aider à comprendre l'alimentation et aussi de vous guider vers la réussite et la santé.

La nutrition humaine: Pas que de la kéto

La nutrition humaine est un domaine fascinant et dans un souci de compréhension , il n'est pas rare que l'information soit simplifiée. Malheureusement,  cette simplification n'est pas toujours volontaire et les lacunes présentes dans l'explication sont souvent dues à une compréhension partielle du sujet. Au niveau des tendances alimentaires, il existe plusieurs modes qui suivent cet exemple. Je vous en expliquerai donc une ici et nous parlerons de diète cétogène. Si vous êtes un adepte de lecture sur l'alimentation, vous avez surement déjà entendu parler de la diète cétogène et pour ceux qui n'auraient pas eu la chance d'entendre parler de ce type d'alimentation, je vais vous fournir une introduction.

Si l'on voulait expliquer simplement qu'est qu'une diète cétogène, il suffirait de dire que c'est un type d'alimentation qui permet au corps de produire et d'utiliser des corps cétoniques comme source d'énergie. Ce principe est basé sur une consommation de lipides représentant environ 65% à 75% de l'apport calorique dans une journée, moins de 20 grammes de glucides nets et la balance en protéine. Bien entendu,  comme vous pouvez le voir, les chiffres laissent place à une certaine interprétation, car l'être humain possède un très large inter variabilité entre les individus.

Si on vous parle de ce type de diète, on vous parlera surement  du fait que c'est l'alimentation optimale de l'être humain et que l'on ressent tout de suite un effet énergisant en mangeant kéto grâce aux corps cétoniques qui pénètrent le cerveau. Malheureusement, ces deux affirmations sont fausses. L'homme, si l'on se fit à nos ancêtres chasseurs-cueilleurs, avait plutôt une alimentation assez variée qui pouvait contenir une bonne quantité de glucides selon la saison et les plantes avoisinantes. L'argument que l'être humain ne serait pas fait pour manger de l'amidon comme des patates et riz ne tient pas compte que la science à découvert des gènes pour l'enzyme amylase AMY1 même chez les tribus strictement chasseurs-cueilleurs comme les Biaka et les Mbutis et même que certaines tribus ancestrales comme les Hazda, ont une bonne quantité de ces gènes et sont donc capable de digérer une bonne quantité d'amidon.

Le second point, l'augmentation d'énergie. Ce point est un argument que j'adore démonter, car il répond à beaucoup de questions. Quand une personne décide de commencer une diète cétogène, il est erroné de croire que le corps fera rapidement des corps cétoniques en quantité suffisante pour atteindre cet effet. Dans une majorité de cas, cela prendra plusieurs jours et même plusieurs semaines pour atteindre l'état de cétose nécessaire pour cette hausse d'énergie fulgurante et pendant cette période c'est majoritairement l'activation accrue de votre système nerveux sympathique qui donnera ce surplus d'énergie ou quantité de caféine présente dans votre supplément de cétones exogènes, bien entendu. Bien entendu, comme toutes personnes qui fait de la nutrition clinique de manière adéquate, je reconnais que la diète cétogène est un excellent outil thérapeutique et peut être très utile pour certains types de conditions comme plusieurs cancers. Le principe de base qui n'est pas expliqué est que pour la majorité des gens, il suffit d'être capable d'avoir une bonne flexibilité métabolique pour que le corps fonctionne de manière optimale et il est très réalisable d'avoir cette flexibilité sans pour autant manger une diète cétogène. On ne vous l'a surement pas mentionné, mais un stress accru nuira énormément à votre diète cétogène, je vous souhaite donc d'être très Zen.

De plus, il est maintenant largement reconnu qu'une alimentation cétogène pourrait être très néfaste pour environ 10% de la population. Selon leur génétique, certaines personnes pourraient voir apparaitre certains problèmes cardiovasculaires ou voir leurs problèmes s'aggraver suite à l'adoption d'une telle alimentation. Si vous souhaitez tout de même tenter votre expérience, je vous recommanderais d'y aller avec une personne ayant des connaissances approfondies en nutrition, car il est critique d'avoir les bons aliments dans votre diète, surtout sur une diète cétogène.

Que vous décidiez d'y aller avec l'alimentation que vous voulez, il est important de comprendre que la nutrition humaine n'est pas toute blanche ou toute noire, il y a une énorme zone grise de variabilité et c'est dans la compréhension de cette zone grise que vous pourrez reconnaitre un bon coach ou thérapeute. Il est important de bien adapter votre alimentation à votre vie et dans certains cas, pour les gens voulant vraiment l'expérience homme des cavernes ultimes, vous pourriez même suivre les saisons.  Heureusement, il existe encore plusieurs bonnes personnes ressources qui ne sont pas aveuglées par leur croyance qui peuvent vous guider sur votre chemin vers la santé.

La dépression post-partum

Selon moi, il y plusieurs sujets nébuleux en santé et le cas de la dépression post-partum fait parti de ces cas. Au Canada, il est estimé qu'environ 13% des femmes sont affectées par une dépression post-partum, mineure ou majeure, dans l'année suivant leur accouchement.Depuis plusieurs années, je remarque que ce type de problèmes est assez répandu, mais aussi assez mal compris. Voyons un peu ce qui ce passe chez une femme enceinte qui peut provoquer un tel changement.

Durant la grossesse, le profil hormonal de la femme change drastiquement. Le niveau de progestérone ainsi que le niveau d'estriol, une forme d'estrogène,  augmente drastiquement, notamment à cause au placenta. Durant cette même période,  le corps humain modifiera sa réponse immunitaire. Il va favoriser l'immunité humorale(Th2) afin de protéger son fœtus et éviter le rejet. C'est ce changement immunitaire qui est à l'origine de l'amélioration de certaines conditions comme l'arthrite rhumatoïde, la sclérose en plaque (MS) et la thyroïdite d'Hashimoto qui sont des conditions immunitaires normalement alimentées par la branche immunitaire du système immunitaire (Th1).

Bien entendu, le changement hormonal amène aussi son lot de changements ailleurs dans le corps. Ça inclut également le  cerveau et les neurotransmetteurs. La sérotonine et le GABA, deux neurotransmetteurs principalement calmant, sont normalement très élevés durant la grossesse. C'est principalement dû au changement hormonal, car les hormones ont une énorme influence sur la production de neurotransmetteurset la réception de ces derniers au niveau des cellules.

Ces niveaux hormonaux et, par le même fait le système immunitaire, subissent des changements assez rapide après l'accouchement. Il y aura une forte baisse de progestérone et d'estriol ainsi qu'un re-balancement de l'immunité. De ce fait, il arrive bien souvent que la branche cellulaire de l'immunité(Th1) rebondira un peu plus fort que prévu. Et c’est ce rebond qui est malheureusement relié à l'exacerbation de plusieurs conditions auto-immunitaires comme les thyroïdites qui touchent bon nombre de femmes postpartum. Il est important de noter que certaines statistiques démontrent que jusqu'a 23% des femmes auront des problèmes thyroïdiens post-partum.

Donc nous sommes en présence d’une condition pro-inflammatoire spécifique à l'augmentation de l'immunité. Celle-ci viendra affecter le métabolisme du tryptophane pour produire plus de métabolites excitotoxiques. De plus, nous avons aussi une baisse hormonale qui réduit la disponibilité des neurotransmetteurs dans le cerveau de la femme. Ce ne sont là que deux des facteurs parmi tant d'autres qui peuvent causer des perturbations chez les femmes post-partum.

Fort heureusement, si l'on observe les différents facteurs pouvant influencer le développement de la dépression post-partum, il est certain qu'on peut en découvrir plusieurs qui sont facilement modifiables. Une meilleure hygiène de vie, une masse adipeuse moins élevée et une alimentation plus équilibrée, avec moins d'aliments transformés sont parmi les meilleurs moyens de prévention. Bien entendu, il y a aussi certains facteurs de risques comme la génétique, le statut social et l'historique médicalqui ne sont que peu, voire pas du tout modifiables. Il y a plusieurs petits trucs qui peuvent vous aider à minimiser les effets de tous ces changements et en voici quelques uns :

- Augmenter votre consommation d'omega-3

-Pensez à prendre un bon supplément de magnésium

-Utilisez une multivitamine de qualité durant la grossesse et après

-Dormez dès que vous le pouvez, même pour les siestes.

-L'acupuncture et la luminothérapie pourraient aussi vous aidez.

Au niveau médical, Il existe également un médicament nommé le Brexanolone qui est essentiellement un dérivé métabolique de la pregnénolone. C’est un neurostéroide très puissant, normalement fabriqué par l'être humain, mais dont la production est altéré chez les personnes atteintes de dépression postpartum. Il reste qu'au Canada, votre meilleure chance est de prendre soin de vous avant, pendant et après votre grossesse. Une saine alimentation, un meilleur mode de vie et un peu d'exercice.

Est-ce que je mange trop de protéines?

Si vous êtes parmi les gens qui suivent toutes les nouvelles tendances alimentaires, il est certain que vous avez déjà entendu parler des diètes aux protéines. Je suis convaincu que vous vous demandez: Est-ce que c'est bon ? Malheureusement, la réponse n'est pas aussi simple qu'un oui ou non. Il existe beaucoup de facteurs qui déterminent le type de plan alimentaire que vous devriez avoir, mais si on parle de la diète où vous ne  mangez pratiquement que des protéines, il n'y pas de doutes, ce n'est pas très bon pour vous. Voyons un peu la zone grise quand on parle de consommation de  protéines alimentaires.

Bien entendu, vous avez besoin de protéines pour vous aider à reconstruire vos différents tissus et vos besoins augmentent si vous êtes plus actif. Vous vous demanderez donc: Quelle quantité de protéine est-ce que je devrais manger ? Cette question est plus complexe qu'on ne le croit et plusieurs personnes tenteront de vous donner leur réponse suite à leur interprétation et leur idée. Selon les différentes études, nous pourrions consommer de 1-3.5 gr par kilo par jour sans effets négatifs sur la santé, y compris sur des reins en bonne santé. Donc une femme de 60 kilos pourrait consommer entre 60 grammes et 210 grammes de protéine par jour sans problème. Si nous y allons plus précisément pour une personne active et selon la International Society of Sports Nutrition (ISSN), une personne voulant construire ou maintenir une bonne masse musculaire devrait consommer 1.4-2.0gr par kilo par jour et suggérerait même  entre 2.3 à 3.1 gr par kilo pour maintenir la masse musculaire dans un régime hypocalorique. J'imagine que maintenant vous vous dites que vous pouvez ajuster votre apport de protéines grâce à ces barèmes et le tour est joué. Malheureusement pour vous, vous n'avez que partiellement raison. Les protéines ne représentent qu'une partie de votre alimentation, il ne faut pas oublier les glucides, les lipides, les fibres, les vitamines et les minéraux. On me pose souvent la question: Est-ce que manger trop de protéine est néfaste pour la santé? Non, ce n'est pas néfaste et le seul principal risque est de trop manger point. Au niveau physiologique, le principal effet secondaire de manger plus de protéine peut être un ralentissement du transit intestinal. Cet effet secondaire est désagréable et peut amener son lot d'inconforts comme de l'inflammation, rétention d'eau  et un sentiment de lourdeur, mais c'est un souvent un signe qu'il y a autre chose qui cloche avec votre système digestif et ce n'est pas simplement une question de quantité de protéine. Malheureusement, les gens ne cherchent pas à trouver le problème et diminuent la quantité de protéine sans pousser plus loin leur investigation. Bien entendu, si une femme de 60 kilos consomme 200gr de viande à chacun de ses repas, il faut se poser de sérieuses questions sur son alimentation et réviser l'approche totalement, si elle souffre de constipation.

La consommation de protéines, comme tous les autres macronutriments, doit être adaptée à tous et chacun. Il n'y a pas de calcul précis que l'on puisse faire pour déterminer un apport parfait, mais il est possible de mieux évaluer les besoins afin de déterminer une approche globale optimale. Bien entendu, dans 95% des cas, vous ne mangez pas vos 6 à 8 portions de produits céréaliers par jour et sûrement plus que vos 2 à 3 portions de viandes par jour et selon moi, c'est mieux comme ca.

La café: Doit on s'en méfier ?

Ce breuvage possède  un aura presque mythique et sa consommation à l'échelle mondiale est faramineuse. On peut lire beaucoup d'articles et d'études parlant du café, mais quand on parle de santé quel est la véritable position du café. On s'entend que cette question doit être méticuleusement adressée, car il ne faut pas confondre café et caféine. Malheureusement, plusieurs confondent allégrement les deux et tendent à démoniser le café à tort. Voyons cela d'un peu plus près.

Je crois qu'il est nécessaire de mettre en perspective le cas du café en adressant un peu son histoire et sa notoriété actuelle.  Il se produit mondialement environ 150 millions de sac de 60 kilos par année et il est estimé qu'il se boit 2.25 milliards de tassé de café chaque jour.  Selon différentes analyses, le café contiendrait entre 71mg et 220mg de caféine par 150 millilitres selon  le type de café et la méthode de préparation. Il est intéressant de noter que le Arabica contient 2 fois moins de café, en moyenne, que le Robusta. La consommation du café par l'homme remonte au 9ieme siècle et même à cette époque, ce breuvage était considéré comme ayant de propriétés médicinales. Le café était notamment utilisé pour la variole, la rougeole, la goutte et même les pierres aux reins. Dans le monde moderne, on a rapidement eu tendance à penser que  le café était néfaste pour la santé. Pourtant,  le problème n'est pas tellement le produit en soi, mais plutôt le mode de vie moderne et la raison pourquoi les gens boivent du café.  Les gens se reposent peu, se surcharge de travail, mais consomme plus de café pour endurer la charge de travail et la fatigue. Il est donc raisonnable de penser que c'est l'humain moderne qui est mauvais pour sa propre santé et non pas le café. SI on veut avoir des réponses précises, pourquoi ne pas se tourner vers les plus récentes études. Il y a plusieurs études de réalisé sur le café qui démontre notamment qu'une consommation régulière de ce breuvage améliorerait la tolérance au glucose chez les personne non diabétique et semble pouvoir aussi réduire l'incidence des maladies neurodégénératives comme l'Alzheimer et le Parkinson. En fait, il existe plusieurs études qui démontrent une corrélation entre la consommation de café et la baisse d'incidence de ce type de maladies, mais rien qui pour le moment peut être considéré comme une preuve absolue. La quantité le plus souvent mentionné dans ces études est entre 3 et 4 tasses par jour, mais on ne parle pas de dosage de caféine.  Il est intéressant de noter que c'est aussi cette dose qui est associée à une réduction de toutes les causes de mortalité selon l'European Society of Cardiology. On consomme tellement de café que selon les chiffres reçus, ce breuvage serait la plus grande source d'antioxydant dans l'alimentation nord-américaine.

Bien entendu, le café et sa caféine n'a pas seulement des effets bénéfiques, il reste tout de même l'impact sur le système nerveux central qu'il faut considérer. Il peut nuire au sommeil, causer de l'agitation et de l'anxiété, déranger le système digestif et même causer des maux de tête. Chez les personnes intolérantes aux histamines, le café pourrait être problématique et il existerait aussi un risque pour les femmes enceintes, car la caféine, à plus de 300mg par jour, pourrait affecter le développement du fœtus. Il serait donc judicieux de réduire sa consommation de café à 1 à 2 tasses pendant la grossesse. Dans le cas de conditions comme l'hypertenstion et de l'arythmie, il serait judicieux de limiter votre consommation de caféine.

Comme vous le voyez, le café n'est pas tellement dangereux pour vous, si vous n'en buvez pas 12 tasses par jour. Il existe même plusieurs études qui démontrent que la consommation de café et dans certains cas de caféine directement, aurait des avantages pour la santé. Pour ma part, je recommande à mes clients de ne pas dépasser 2 tasses par jour surtout pour la question de la gestion du stress et du sommeil et Il est important de se rappeler que l'OMS à mit la limite tolérable de consommation de caféine à 400mg par jour, il va donc falloir faire un peu de mathématiques et surtout consulter un professionnel si vous prenez de la caféine parce que vous êtes épuisé.

Global coffee production, 2016/17. Available at https://www.statista.com/statistics/263311/worldwide-production-of-coffee/. Accessed May 29, 2017

DicumG, Luttinger N. The Coffee Book: Anatomy of an Industry from the Crop to the last Drop. New York: The New Press; 1999: IX

Wierzejska R. Can coffee consumption lower the risk of Alzheimer’s disease and Parkinson’s disease? A literature review. Archives of Medical Science : AMS. 2017;13(3):507-514. doi:10.5114/aoms.2016.63599.

Madeira MH, Boia R, Ambrósio AF, Santiago AR. Having a Coffee Break: The Impact of Caffeine Consumption on Microglia-Mediated Inflammation in Neurodegenerative Diseases. Mediators of Inflammation. 2017;2017:4761081. doi:10.1155/2017/4761081.

http://www.who.int/elena/titles/caffeine-pregnancy/en/

https://www.mayoclinic.org/healthy-lifestyle/nutrition-and-healthy-eating/in-depth/caffeine/art-20045678

Le stress: Un coloc envahissant

Peu importe qui vous êtes, vous avez déjà vécu des moments de stress. Heureusement pour la plupart des gens, cette réponse est temporaire et ce sentiment repart aussi rapidement qu’il est arrivé. Quand on parle de stress, les gens pensent tout de suite au stress psychologique comme une trop grosse charge de travail, un problème de relation interpersonnel ou même des problèmes monétaires. Malheureusement, le stress ne s’arrête pas au psychologique et sa gestion peut être très différente pour tous et chacun. Il est assez simple d’améliorer sa gestion du stress et voici mon top 4 trucs :

1. Arrêtez de vous coucher à des heures irrégulières. L’être humain est un animal diurne et comme tous les animaux, il est équipé d’un régulateur de cycle circadien principalement influencé par la luminosité, mais aussi tous ce que vous faites dans une journée. Ce cycle influence la fonction de vos organes, de votre appétit et même de vos hormones. Il est donc primordial pour optimiser votre contrôle du stress d’avoir un horaire de sommeil relativement précis et de le respecter.

2. Faites-vous une liste de tache ou un horaire. Il y a beaucoup de gens qui peuvent difficilement partitionner leur temps et cette source de stress est assez récurrente dans ma pratique. Le meilleur truc est de faire un horaire ou une liste de tache. Ceci aura pour effet d’organiser votre emploi du temps même si votre cerveau ne semble pas toujours être à l’ordre.

3. Mangez beaucoup de légumes et un peu de fruit et n’ayez pas peur de diversifier vos sources. Les végétaux sont une source naturelle de vitamine et minéraux, parmi ceux-ci il en existe une panoplie qui participe à la tolérance au stress. Une carence, même une carence relative, peut amener son lot de problème. Les pires, selon moi, sont les carences relatives en vitamines B et Magnésium.

4. Les plantes adaptogènes. Bien entendu, je pourrais vous donner un paquet de noms de plantes ou même des produits à prendre, mais malheureusement je suis un naturopathe conséquent et un peu comme un médecin, je n’aime pas proposer de remèdes miracles sans connaitre la personne à qui je fais le conseil. Les plantes adaptogènes devraient être dans vos derniers recours et même dans ces cas, elles devraient être un recours temporaire.

Bien entendu ceci ne sont que des trucs généraux, il existes des dizaines de truc et aussi plusieurs conditions qui engendre plus de stress que le corps peut en gérer. On pense au trouble anxieux, au TDAH et même au trouble purement génétique mal contrôlé comme un SNP déficient. Au final, un bon mode de vie va souvent minimiser énormément vos stresseurs. Il n’y a pas de solution magique, mais beaucoup d’outils sont à votre disposition.

Mathieu Bouchard N.D.

L'ère de la désinformation

L’accès à l’information est un couteau à double tranchant, car il est beaucoup plus facile d’obtenir des conseils sur votre alimentation et votre mode de vie. Malheureusement, ces conseils ne sont jamais réellement mis en perspective et ne tiennent pas compte de la bio individualité. Que vous parliez de diète cétogène, de neurotransmetteur, d’alimentation paléo, de supplémentation et surtout de perte de poids, vous devriez vraiment vérifier la crédibilité de la source en question. On ne se le cachera pas, même les publications scientifiques sont biaisées, imaginez les sites de supposées sciences.

On entend toujours parler d’un nouveau groupe d’aliments miraculeux ou mortels, mais la réalité est que c’est l’ensemble de ce que vous faites qui compte, pas seulement une partie. Voici quelques exemples :

1 : Les glucides sont mauvais pour la santé : Contrairement à ce que certaines personnes voudraient vous faire croire, les glucides en soi ne sont pas mauvais pour votre santé. Ils sont mauvais quand ils sont consommés en excès ou quand leur qualité laisse à désirer. Le corps utilise très bien les glucides comme énergie, le seul problème est que la plupart des personnes n’ont peut-être pas les outils nécessaires pour utiliser les glucides comme source d’énergie efficace pour le moment. Un bon coach devrait pouvoir rétablir le bon fonctionnement de votre système et ne vous proposera pas la diète cétogène, un régime sans glucides, inutilement.

2. Les gras saturés sont comme les autres gras : Malheureusement ce n’est pas le cas. Les gras saturés n’influencent pas du tout le corps humain de la même manière que les gras polyinsaturés ou monoinsaturés le font. Les lipides saturés ont même été pointées du doigt par l’association américaine du cœur (AHA), car selon leurs études, les acides gras saturés augmenteraient les chances de maladies cardiovasculaires. Encore une fois, il s’agit d’une question d’équilibre. Il faut comprendre que les facteurs qui provoquent cet effet (lorsque la surconsommation de gras saturés) sont le manque de fibres dans l’alimentation et le manque de composé phénolique (comme dans les bleuets par exemple). Il existe plusieurs études qui démontrent que la consommation de gras saturés n’a aucun effet néfaste pour la santé, si la flore intestinale est bien balancée et saine. Mangez vos végétaux.

3. La perte de poids est un simple calcul mathématique : Vous avez surement déjà entendu la phrase : Mangez moins et bougez plus. Je crois que c’est un des pires conseils que j’ai entendu de ma vie. Il est exact que l’américain moyen bouge très peu et mange beaucoup, mais si vous faites de la consultation et vous demandez aux gens de vous décrire leur alimentation, vous vous rendez rapidement compte qu’il mange souvent un apport calorique insuffisante, voire même faible, et que c’est vraiment le choix de ses aliments et leur mode de vie qui est problématique. L’être humain, en général, passe ses journées assis, mange sur le pouce, dors peu ou mal et se préoccupe beaucoup plus de manquer l’épisode «Game Of Thrones» que de manquer de temps pour faire de l’exercice. Nous sommes devenus carencés en soleil, en éléments nutritifs, en exercice et en sommeil. La phrase ne devrait pas être : «Mangez moins et bougez plus», elle devrait être : «Mangez bien, bougez intelligemment et vivez mieux». L’apport calorique est une mesure quantitative, mais elle ne tient pas compte de l’absorption, de la variabilité d’un aliment à l’autre, ni de l’environnement. De plus, votre mode de vie influence énormément la capacité de votre corps à gérer son énergie.

Pour finir, vos chances de réussites sont beaucoup plus grandes quand vous variez votre alimentation, quand vous arrêtez de tout compter aux grammes près et surtout quand vous trouvez un bon guide, en remplacement aux GURUS, pour vous aider dans votre cheminement. Un bon cheminement vers une bonne santé doit contenir une quantité importante d’éducation de la part de votre guide, car il n’y a personne ici qui veut dépendre d’un coach à tout jamais. Tout bon coach aimera beaucoup mieux que vous appreniez de vos erreurs et puissiez voler de vos propres ailes après un certain temps. Bien entendu, une visite au nid de temps à autres n’est jamais une mauvaise chose!

Mathieu Bouchard N.D.

La rencontre...

J’ai décidé de faire un petit article pour expliquer aux gens ce qu’il devrait attendre d’une rencontre autant de leur coté à eux que de la part du professionnel. Bien entendu, cette description est la mienne, mais je suis certain que plusieurs d’entre vous, autant professionnels que clients, pourront se reconnaitre.

J’écoutais une collègue à la radio cette semaine et elle mentionnait qu’il n’y avait pas d’encadrement de la profession chez les naturopathes et c'est totalement vrai, mais cette affirmation est vraie pour pratiquement tous les professionnels que vous allez rencontrer en dehors du système de santé tel qu’on le connait. Malheureusement, ce manque d’encadrement mène aussi à l’intrusion de douteux personnage aux pratiques louches et à l’éthique peu reluisante. Donc voici une liste des choses auxquelles vous devriez vous attendre selon moi.

Premièrement, un professionnel qui se respecte, devrait se préoccuper de vos besoins, mais aussi de vos objectifs. Bien entendu, il est aussi de son devoir d’être honnête et de vous dire vos objectifs sont réalisables.

Deuxièmement, la personne que vous choisissez pour vous guidez doit pouvoir vous guidez, elle n’est pas un sergent-chef pour l’armée, elle est un guide qui vous indique selon son évaluation ce qui est le mieux pour vous.

En troisième lieu, le professionnel ne devrait pas vous faire une liste de supplément plus longue qu’une liste d’épicerie. Idéalement, votre plan alimentaire et les conseils s’y rattachant devraient être 90% de l’approche de départ. Bien entendu, certains cas peuvent demander plus de supplémentation que d’autres, mais croyez-moi, si vous sortez du bureau à la première rencontre avec plusieurs produits sensés corriger votre foie, votre glycémie, votre digestion, etc., vous vous êtes peut-être fait avoir.

En quatrième, vous devez avoir l’esprit ouvert. Quand vous décidez d’aller rencontrer un professionnel, vous devez être prêt à l’écouter. Vous avez beau avoir le meilleur plan de l’univers, vous devez aussi le suivre pour avoir les résultats.

Dernièrement, vous devez vous attendre à travailler. Il n’y a aucun gros changement qui s’est effectué en criant ciseaux. Si vous consultez une personne pour vous aider, c’est que vous considéré avoir besoin d’aide, soyez prêt à faire les efforts nécessaires. Un bon guide adaptera les efforts au niveau que vous pouvez atteindre, il ne veut pas vous voir échouer ou vous découragez.

Que vous consultiez pour perdre du poids, retrouver la forme, retrouver la santé ou seulement pour optimiser la personne que vous êtes, vous devez avoir un bon guide, une guide honnête pas un vendeur et surtout pas un sergent-chef. Vous devez aussi vraiment vouloir, car le travail se fait à deux, mais dans la majorité des cas, vous avez le gros bout du bâton.

Mathieu Bouchard N.D.

La voie vers une saine alimentation

Le terme ‘’saine alimentation’’ est vraiment sur toutes les langues et malheureusement, il est très mal interprété par plusieurs. Une saine alimentation ne veut pas dire une alimentation sans sucre, sans gluten et sans lactose, mais elle veut dire une alimentation qui convient à la personne qui la suit. Bien entendu, les gens mangent trop de sucre, de céréales et de produits transformés mais est-ce que généralisé l’alimentation est la meilleure manière de fonctionner? Comme vous l’aurez deviné, l’alimentation doit tout d’abord être adapté à la personne en face de vous et surtout, elle doit évoluer progressivement selon le mode de vie et l’alimentation actuelle du client qui se présente devant vous.

Il faut comprendre que la personne devant vous a surement reçu comme éducation que mangez du pain brun c’était santé, la margarine sans gras saturé était meilleure que le beurre et que le beurre d’arachide est une source de protéine convenable. Il est important de tenir compte qu’une personne qui mangeait 1 repas par jour, 2 collations et plusieurs cafés ne pourra surement pas passer à 6 repas par jour de viande, légume, huile de coco et patate sucrée et dans un monde idéal, elle ne devrait jamais manger un tel plan alimentaire. Monsieur, madame tout le monde ne sont pas des athlètes de haut niveau, ils n’ont pas nécessairement envie de prendre 25 livres de masse maigre et ils se fouttent un peu de ce que tel ou tel guru dit de manger pour déjeuner, eux ils veulent que ça soit un peu agréable donc vous devrez vous adaptez. Bien entendu, le client qui vient consulter doit s’attendre à faire des efforts, à faire des changements, mais il ne s’attend pas à devoir manger du poisson blanc et de brocoli pour perdre son petit 25 livres. Il doit aussi s’attendre à modifier ce qui fait défaut dans son mode de vie car on ne se le cachera pas, son mode de vie à une influence majeure sur ce qui se passe dans son corps.

Pour bien réussir une approche client, il y a des points majeurs à ne pas oublier. Premièrement, votre client n’est pas parfait et n’est pas un athlète, il est donc inutile ou même inapproprié de le traiter comme tel. Deuxièmement, vous devrez être capable d’expliquer simplement pourquoi vous faites les changements et être capable de fournir des alternatives intéressantes ou de passer par plusieurs étapes pour vous rendre à l’approche finale voulue. Troisièmement, vous devez réellement vous intéressez et comprendre votre client, car chacune des personnes qui se présentent devant vous a un mode de vie différent, une réalité différente, une compréhension différente et aussi un objectif différent. C’est à vous de déterminer la manière de faire, votre client lui vous engage pour avoir un guide qui lui explique, il ne veut pas d’un sergent-chef qui lui dicte quoi faire sans raison.

Mathieu Bouchard N.D.

Est-ce que la viande rouge est l'ennemi de votre santé? (Partie 1)

Parmi les démons modernes de l’alimentation en compagnie du beurre et fromage, nous avons aussi la viande rouge. Démonisée à cause de sa teneur en matière grasse et son cholestérol plus élevée que la viande blanche ou le poisson, la viande rouge est maintenant au centre d’une nouvelle controverse. La consommation de viande rouge augmenterait les chances de développer le cancer. Est-ce que cette théorie est fondée ou est-ce encore de la poudre aux yeux ?
Voyons voir.

Comme nous le savons bien, les graisses saturées de qualité ne sont plus à blâmer pour les risques de maladies cardiovasculaires, et ce malgré le fait que plusieurs détracteurs de la viande rouge s’époumonent à prendre encore la teneur en matière grasse et cholestérol plus élevée de la viande rouge en considération. En effet, la majorité des études faites sur la viande rouge sont légèrement biaisées et une des plus grosses études sur le JAMA n'a pas pris soin de séparé viande rouge et viande transformée dans son processus d’évaluation. Nous voyons donc, ici, une erreur assez importante, car il est clair que la consommation de viande rouge en restauration rapide, smoked meat et saucisse à hot dog n'ont rien de santé même s’il s’agit de viande rouge. Les plus récentes études sur le cancer du côlon, un des cancers les plus connus pour sa relation avec la consommation de viande rouge, n’ont pas été concluantes sur ce qui a trait au lien entre la consommation de viande rouge et ce type de cancer.

Il est tout de même important de porter attention au fait que la viande rouge est un mot très large et que, dans ses variables, il est facile de se perdre. Quand nous parlons de viande rouge, nous parlons d’une pièce de viande de qualité (Steak, rôti, Épaules) et non pas de viande fumée ou encore saucisses à hotdog transformées. La viande doit être de qualité et idéalement "grassfed’’. S’il ne vous est pas facile d’avoir ce type de viande, une coupe étant la plus maigre possible serait bien afin d’éliminer les chances de toxines principalement contenues dans le gras de l'animal. La méthode de cuisson affectera aussi énormément l'impact que cette viande aura sur vous. La pire cuisson possible est, sans aucun doute, la cuisson faite sur le BBQ et bien cuit. La meilleure méthode de cuisson, quant à elle, est une cuisson mijotée comme dans une mijoteuse. La raison est simple, la haute température et le contact direct de la viande avec une source de chaleur intense vont générer des toxines comme Heterocyclic amine (HCAs) and polycyclicaromatichydrocarbon (PAHs) tous deux reliées à des troubles de santé dont le cancer. Par chance il existe plusieurs recommandations qui vont vous permettre de manger votre viande rouge grillée, tout en réduisant votre consommation de toxines :

1. Mangez votre viande rouge le plus saignant possible
2. Marinez votre viande (vin, jus de citron, bière)
3. Ajoutez certaines épices, fruits et légumes à votre viande hachée ou marinade (ail, oignon, Romarin et cerises)
4. Choisissez une pièce de viande de qualité (idéalement biologique)
5. Accompagnez votre repas d'une bonne quantité d'épices, légumes et huiles de qualité pour vous fournir une bonne quantité d'antioxydants afin de balancer le tout

En conclusion, personne ne devrait manger trois livres de viande rouge à tous les jours et il serait idéal de varier les sources de protéines alimentaires. Cependant, de manger votre Steak tous les jours pour déjeuner ne vous tuera pas. Il serait beaucoup plus dommageable pour vous de manger un bol de céréales avec du lait pour déjeuner. Faites le bon choix lorsqu’il vient le temps de choisir votre pièce, portez attention à sa cuisson, l'accompagnement et choisissez une marinade qui a du gout et aussi une utilité autre que juste du gout.

À votre santé

Mathieu Bouchard N.D. CFMP

1.Siri-Tarino PW1, Sun Q, Hu FB, Krauss RM. Meta-analysis of prospective cohort studies evaluating the association of saturated fat with cardiovascular disease. Am J Clin Nutr. 2010 Mar;91(3):535-46. doi: 10.3945/ajcn.2009.27725. Epub 2010 Jan 13. PMID:20071648

2.Alexander DD1, Cushing CA. Red meat and colorectal cancer: a critical summary of prospective epidemiologic studies. Obes Rev. 2011 May;12(5):e472-93. doi: 10.1111/j.1467-789X.2010.00785.xPMID:20663065

3.Alexander DD1, Weed DL, Cushing CA, Lowe KA. Meta-analysis of prospective studies of red meat consumption and colorectal cancer. Eur J Cancer Prev. 2011 Jul;20(4):293-307. doi: 10.1097/CEJ.0b013e328345f985. PMID:21540747

4.G.V. Mann, R.D. Shaffer, R.S. Anderson, H.H. Sandstead Cardiovascular disease in the masai Journal of Atherosclerosis Research Volume 4, Issue 4, 8 July 1964, Pages 289–312 doi:10.1016/S0368-1319(64)80041-7

5.National Cancer Institute. Chemicals in meat cooked and high temperatures and cancer risk. http://www.cancer.gov/cancertopics/factsheet/Risk/cooked-meats (accessed 16 November 2014).

6.http://naturalmedicinejournal.com/journal/2010-07/marinades-reduce-heterocyclic-amines-primitive-food-preparation-techniques

Ballonnement, gaz et inconfort.

Si j’avais à nommer les problèmes les plus fréquents que je rencontre dans mon bureau, les problèmes de digestion et intestinaux seraient surement parmi le top 3. Il n’est pas rare qu’une personne consulte pour améliorer sa digestion et ce problème est de plus en plus répandu. Bien entendu, il n’y a pas de solution miracle. La digestion est un mécanisme complexe et elle est largement influencée par la nourriture, l’état d’esprit, la santé générale, la flore intestinale, la médication, le sommeil, etc. Voyons un peu ensemble ce qui peut causer ces problèmes et quelques petites pistes faciles.

Il est faux de penser que c’est un excès d’acidité gastrique qui cause les brulements d’estomac car dans une majorité des cas, si la cause du problème n’est pas trouvée, les antiacides(TUMS, Rolaids), antagoniste d'Histamine H2(Zantac) et Inhibiteur de pompe à proton(Pantoloc) ne marcheront pas et les gens auront toujours tendance à avoir des brulements d’estomac, des ballonnements et des inconforts intestinaux. Bien entendu, vous ne devriez jamais arrêter ces médicaments sans consulter un professionnel comme un pharmacien ou un médecin. L’acidité gastrique et/ou la digestion est un processus qui fonctionne mieux quand le corps n’est pas en mode alerte et malheureusement, un très large pourcentage de la population vit en mode alerte.

Il y a aussi la qualité de la nourriture que vous mangez qui influence grandement votre digestion, l’excès de boisson gazeuse, de sucre, de gras saturés, de farine et de céréales n’aident en rien votre intestin. Vous vous souvenez peut-être des articles associant la consommation de viande rouge au risque de développer le cancer du côlon et bien il a rapidement été démontré que c’était la composition de la flore intestinale, donc l’ensemble de l’alimentation accompagnant cette viande rouge, qui était l’élément déclencheur pour la réaction négative du corps face à la viande rouge. L’alimentation la plus dépourvue de végétaux et de fibres était celle qui réagissait le plus mal à une haute consommation de viande rouge.

Le stress et le manque de sommeil sont aussi deux gros facteurs qui modulent directement votre santé digestive. Une élévation excessive du cortisol, l’hormone qui aide le corps à gérer les stress, nuira aussi à votre digestion et à la santé de votre intestin directement. Le manque de sommeil ou plutôt le manque de sommeil de qualité, nuit aussi énormément à votre santé digestive, notamment en nécessitant une plus grande production de cortisol par le corps. De plus, le manque de sommeil ou la mauvaise gestion du stress aura à court, moyen et long terme, un impact négatif sur le système immunitaire qui lui est étroitement lié avec la santé intestinale.

Comme vous l’aurez deviné, il n’y a pas de solution miracle pour une bonne santé intestinale. Une bonne probiotique et d’une bonne quantité de fibres peut vous venir en aide mais ultimement c’est votre alimentation et votre mode de vie qui réussira à venir à bout de vos troubles digestifs et intestinaux. La naturopathie est, selon moi, l’approche la plus complète face à ce problème.

Mathieu Bouchard N.D.

Bien s'écouter 101

Dans cet article, vous retrouverez quelques trucs et astuces afin de vous aider à améliorer votre gestion de stress et apprendre à savoir (quand et pourquoi) vous arrêter lorsque votre corps vous crie STOP!

À l’entraînement

Tout d’abord, il est important de savoir que lorsque vous vous sentez fatigué et n’arrivez plus à récupérer de vos heures de sommeil, lorsque vous arrivez de peine et de misère à vous remettre de votre journée au travail, que vos jambes semblent plus lourdes que jamais et que vous donneriez tout pour avoir une semaine dans laquelle vous ne feriez que dormir : il est temps de prendre du temps pour vous.

Apprenez à écouter votre corps et arrêtez-vous dès que vous ressentez les premiers symptômes. Si vous vivez une période difficile ou que vous êtes rendu à un stade commementionné ci-haut, prenez une semaine de congé d’entraînement afin de vous permettre de retrouver de l’énergie et récupérer pleinement. Votre corps vous en remerciera, je vous en fais la promesse.

Par la suite, pour certains, il sera difficile, voire pratiquement impossible de prolonger l’arrêt de l’entraînement pour plus de 7 jours. Je vous suggère donc de travailler en fonction de vous et de vous écouter le plus possible. Je pourrais vous dire de faire un entraînement qui donnerait un temps de repos à votre système nerveux. De petites répétitions légères, juste pour vous donner un « feeling » agréable de pompe musculaire et ce serait un bon outil pour vous aider. Par contre, pour l’avoir pratiqué moi-même et l’avoir fait appliquer auprès de ma clientèle, le plus pertinent serait d’apprendre à vous écouter. Faites un exercice à la fois (pas de superset ou triset lors de la reprise d’entraînement), de bonnes pauses, pour une durée maximale de 45 minutes. Pour le reste, faites ce dont vous avez envie. Votre corps et votre tête ont probablement envie de se faire plaisir et c’est ce qui vous fera le plus de bien physiquement et psychologiquement.

 

En alimentation

Si vous êtes sur une structure alimentaire sans objectif précis (aucune date butoir), prenez la semaine pour manger des aliments sains, mais seulement ceux dont vous avez envie. Donnez-vous la permission de lâcher prise sur les grammes ou les macronutriments que vous devez manger. Souvent, une structure alimentaire est un stresseur de plus pour votre corps, un stress que vous pouvez éviter à ce moment. Souvent, le fait de laisser-aller la structure alimentaire pour un moment donne des résultats plus que surprenants et positifs!

Si vous n’avez pas de structure, je vous suggère seulement de manger de bons aliments sains. Les aliments ayant des réponses inflammatoires (tout comme les produits laitiers et le gluten) le sont aussi pour votre corps et votre cerveau. Il s’agit donc, encore une fois, d’un stresseur à mettre de côté à ce moment.

En supplémentation

Je vous suggère de vous allier d’outils afin de vous aider à contrôler votre stress : les Oméga-3 ainsi qu’une bonne source de magnésium que vous pourriez prendre en soirée ou encore moduler selon l’avis d’un professionnel de la santé. D’autres bons ajouts seraient le 5-HTP et de la glycine.

La prise de 50 à 100 mg de 5-HTP entre les repas, 2 à 3 fois par jour, et un 5 g de glycine avant de vous coucher, pourrait vous aider à vous détendre. Finalement, si vous êtes suivi ou avez besoin d’un soutien supplémentaire, plusieurs alternatives existent.

Assurez-vous de toujours consulter un professionnel de la santé.

Vos habitudes de vies

Prenez du temps pour vous! Je suggère à ceux qui ne l’ont jamais fait de commencer par prendre un minimum de 15 minutes par jour pour vous! Une fois vos enfants couchés, votre travail terminé, votre conjoint(e) devant la télévision, prenez le temps de vous isoler afin de penser à vous. Je ne pense pas que je puisse vous conseiller une activité particulière car les moments de détente sont propres à tout le monde. Cependant, je vous conseille d’essayer certaines activités telles que : faire des mandalas, prendre un bain, lire un livre, écrire un journal personnel, rédiger une liste quotidienne de gratitudes.

Bref, n’oubliez pas que si vous êtes anxieux ou en période de stress sévère, vous en avez le droit. Vous avez également la permission de vous sentir fatigué et faible, et de prendre du temps pour vous. Plus vous apprendrez à accepter de faire des choses pour vous, plus vous en sortirez gagnant, autant dans votre tête que dans la diminution de votre stress.

Article écrit : Melody Comtois-Bonin

Votre cerveau, votre santé et vous

Comme vous l’avez peut-être déjà lu, le corps humain est un ensemble complexe de système. Cet ensemble d’organe répond de manière simultanée face aux différentes situations auxquelles il doit faire face. Ce phénomène est la base même de ce que l’on appelle la médecine fonctionnelle ou intégrative, ce qui veut dire qu’on ne regarde jamais pour traiter la condition observée, mais on cherche à comprendre comment cette condition est arrivée et ce que l’on peut faire pour que le corps la règle. Malheureusement, le cerveau n’est pas à l’abri de ce qui se passe dans le corps et les études récentes démontrent bien que votre alimentation et votre mode de vie affecte grandement la santé de votre cerveau.

 

La science a longtemps considéré que le cerveau était protégé par une barrière de ce qui se passait dans le corps, mais avec la progression fulgurante des recherches, cette croyance fut rapidement démontée. Un des meilleurs exemples est la corrélation importante entre le développement du diabète de type II et les chances de développer la maladie d’Alzheimer et aussi le Parkinson. Pourtant, ces deux conditions sont largement différentes, mais l’impact d’une résistance à l’insuline ce fait ressentir sur tout le corps pas seulement sur votre pancréas et votre tour de taille. On comprend bien que ces deux conditions ne sont pas des coïncidences, ce qui se passe dans corps affecte grandement l’état de notre cerveau. Bien entendu, on ne guérit pas tout en cessant de manger des biscuits ou en arrêtant de fumer la cigarette, mais il faut comprendre que le corps a une limite de tolérance. La majorité des conditions médicales sont affectées par votre mode de vie et votre alimentation et heureusement, il n’est pas nécessaire de manger du poulet bouilli et des brocolis pour s’aider. Parmi les conditions qui sont largement modulable on retrouve la dépression, le diabète de type II, l’hypertension artérielle, la maladie de Crohn’s, la colite ulcéreuse, le syndrome du côlon irritable et bien entendu, la santé cardiovasculaire en général. Vous pensez peut-être que ces conditions n’ont aucun lien entre elles, mais le lien entre votre intestin et votre cerveau est le lien le plus étudié des cinq dernières années. Il existe plus de 7000 articles concernant le microbiote intestinal de l’être humain et environ 3000 d’entre eux parle du lien entre le cerveau et l’intestin, il est donc un peu réductionniste de penser que ce que vous faites avec votre corps n’affectera pas votre cerveau.

 

Heureusement, comme je le mentionnais ci-haut, votre alimentation ne doit pas être monotone pour être en santé et il suffit de quelques ajustements pour la rendre bénéfique. Malheureusement, les pizza pochettes, pogo, beignes, boissons gazeuses, beurres d’arachides transformés, jus de fruits, pains bruns vendus commercialement, huile végétale, margarine, lait de vache et même le précieux baloney ne font pas partie d’une saine alimentation. Étrangement, ces aliments semblent occupés une place importante dans l’alimentation moyenne des Québécois, car ils sont publicisés par différents groupes de professionnels qui affirment que ces aliments font partie d’une saine alimentation. Je vous comprends qu’avec tout ce marketing, il est de plus en plus complexe de savoir ce qui est bon à manger ou non. Je vais vous donner un truc que je donne à tous mes clients pour les aider à comprendre. Le truc est simple, votre alimentation devrait être composée de 90% d’aliment n’ayant pas d’étiquette. Bien entendu, les fruits et légumes congelés et les viandes sous-vides ont des étiquettes, mais je crois que vous avez compris le principe. Malgré leur appétissante viande blanche, une pépite de poulet n’est pas un aliment santé, un peu dans la même catégorie que le poisson pané. Voici une liste partielle de ce que vous devriez manger majoritairement :

·         Viande de toutes sortes (la qualité est importante ici donc renseignez-vous bien)

·         Poisson et fruit de mer

·         Fruits (idéalement 1 à 3 par jour selon le cas)

·         Légumes de toutes les couleurs

·         Riz, patate, patate sucrée, quinoa et même avoine pour certains.

·         Noix, graines, beurre, huile d’olive, huile d’avocat et huile de noix de macadamia et huile de noix de coco

·         Chocolat noir 80% +

·         Vin rouge (avec modération)

J’espère que ces quelques lignes vous auront éclairées et permis de voir plus clair dans le monde complexe qu’est celui de l’alimentation pour la santé. Il n’est pas défendu de manger un pogo, ni même du pain brun, mais ces aliments ne devraient pas faire partie de votre alimentation de tous les jours si votre but est d’optimiser votre santé et de rester en santé autant physiquement que psychologiquement.

La dépression, ce n'est pas que dans votre tête.

Nous entendons beaucoup trop souvent cette fameuse phrase : ‘’La dépression, c’est dans ta tête’’. Malheureusement, il existe encore trop de gens qui pensent que la dépression est dans la tête et qu’elle doit être corrigée en augmentant le niveau d’un des neurotransmetteurs, telle la sérotonine, dans le cerveau. La théorie que la médecine applique, la plupart du temps, se nomme la théorie des monoamines. Bien entendu, les nombreux médicaments existants afin de vous aider à gérer une dépression vont tous jouer sur vos niveaux de neurotransmetteurs, mais si ce n’était pas le réel problème? Votre cerveau manque t’il réellement de neurotransmetteurs ou est-ce que la solution est d’augmenter ces derniers?

Depuis les 10 dernières années, plusieurs scientifiques se sont posés ces mêmes questions et en dépit du fait que ces médicaments sont aussi largement prescrits, la science n’est plus tellement certaines de leurs grandes efficacités. Dans plus d’une dizaine d’études récentes, l’effet placebo seraient moins de 10% aussi efficace que les nombreux antidépresseurs et le taux de rémission n’est pas meilleur non plus. Bien entendu, la sévérité de la dépression est un facteur clé et il est important de bien considérer ces options.

En naturopathie, nous utilisons des plantes pour aider avec les symptômes de la dépression. Bien entendu, ces plantes, dans bien des cas, ne sont pas mieux que les médicaments, car elles ne font que tamponner le problème. Le rhodiola, le ginseng et l’ashwagandha ont un effet beaucoup plus large que les médicaments et sont des plantes formidables, mais ils ne règleront pas le problème pour autant. La cause la plus probable de la dépression est l’excès d’inflammation. Vous avez surement vu dans les dernières années, des composés comme l’omega-3 et la curcumine venir en aide au gens souffrant de dépression et, pourtant, ils n’ont pas un effet direct sur la concentration de neurotransmetteurs dans votre cerveau. Par contre, ces deux composés sont d’excellent anti-inflammatoire. Vous vous demandez peut-être d’où vient cette inflammation, voici donc quelques-unes des causes.

-          Manque de sommeil

-          Une trop grande consommation de sucre

-          Une mauvaise digestion

-          Une mauvaise diversité alimentaire

-          Des hypersensibilités alimentaires

-          Manque de temps libre/ Trop de travail

-          Un surplus de poids

Comme vous le voyez, les véritables causes de la dépression sont souvent des choses que vous pouvez contrôler. Je ne vous dis pas de ne plus prendre vos antidépresseurs, mais il serait peut-être souhaitable de combiner votre traitement avec une modification de vos habitudes alimentaires et de vie.

Mathieu Bouchard N.D

Perte de poids à tout prix

Depuis plus de 6 mois maintenant, nous avons, Mélody et moi, ouvert la clinique NutriSanté. Je crois que durant cette période, notre association à temps plein a vraiment permis de décupler notre compréhension de l’être humain et nous a permis de travailler en équipe plus que jamais. Selon nous, la perte de poids/prise de poids est souvent un effet secondaire d’une hygiène de vie déficiente. Notre but ici est d’améliorer la santé des gens, car nous le savons bien, de beaux abdominaux découpés ne sont pas un signe de santé optimale. Pourquoi est-ce que certaines personnes ont autant de difficulté à perdre du poids? Selon nous, il s’agit d’une tentative d’adaptation du corps humain face à un environnement qui lui semble de plus en plus hostile. Que pouvez-vous faire pour y remédier? Pourquoi cela vous arrive? Quels sont les trucs qui pourraient vous aider à améliorer la réponse de votre corps? C’est ce que je vous expliquerez dans les lignes qui suivent.

 

Vous ne le savez peut-être pas, mais votre corps est en constante évolution, plutôt en constante adaptation. Comme tous les êtres vivants, l’homme doit s’adapter afin de survivre, survie qui ne comprend pas nécessairement une belle musculature découpée et une attitude positive et zen. En plus de la génétique, qui ne représente qu’un faible pourcentage de l’équation, votre enfance et vos choix de vie traceront les principaux traits relatifs à cette adaptation, mais ce potentiel adaptatif ne s’arrête pas la et il vous suivra toute votre vie. La résistance à la perte de masse adipeuse est probablement l’un des phénomènes les plus visibles de ce potentiel d’adaptation. Si nous simplifions ce phénomène, à l’exception de la nourriture, votre quantité de stresseurs physiologiques et psychologiques est surement la cause principale de votre résistance à la perte de poids. Vous vous demandez surement : Qu’est-ce que mon état d’esprit ou mon stress à rapport dans mon incapacité à perdre de la masse adipeuse? Ce qu’il faut savoir à propos du corps humain est qu’il n’aime pas brûler ses réserves d’énergies lorsqu’il se sent menacé. Pour votre cerveau, et même vos cellules adipeuses, si votre tolérance au stress dépasse son seuil de tolérance, votre gras n’ira nulle part.

 

Voici donc quelques petites erreurs qui pourraient vous empêcher de perdre du poids :

1 : Mangez trop peu de nourriture : Dans certains cas, il arrive que certaines personnes mangent trop, mais il arrive pratiquement plus souvent que l’apport calorique n’est pas suffisant pour perdre du poids, surtout chez les femmes.

2. Vous ne prenez pas de temps pour vous : Il est important de travailler et d’être toujours performant, mais si on ne parvient pas à relaxer, notre corps n’y parviendra pas non plus.

3. Vous manquez de diversité alimentaire : Malgré un apport calorique qui semble suffisant, il se peut que votre manque de diversité alimentaire nuise à votre perte de poids. Mangez vos légumes!

4. Vous vous entrainez trop : Trop d’exercices avec peu de repos peut être encore plus dévastateur que peu d’activité physique, car votre corps devra s’adapter à la situation.

5. Vous n’allez pas à la toilette tous les jours : Ce problème est de plus en plus présent chez les femmes, mais il affecte aussi les hommes. Si vous n’allez pas à la selle tous les jours et en quantité suffisante, vous êtes constipé. Votre corps évacue beaucoup de toxines dans les selles et ces dernières doivent être évacuées, car une trop longue présence de celles-ci dans votre colon peut modifier votre flore intestinale et aussi permettre à certaines de ces toxines de retourner en circulation forçant ainsi votre corps à les ré-évacuées.

Ces cinq petits conseils peuvent vous sembler anodins, mais il existe des dizaines de raisons pourquoi votre corps est réticent à perdre du poids. Malheureusement, peu importe les techniques magiques et les diètes miracles, si vous ne trouvez pas le pourquoi, vous aurez toujours de la difficulté à atteindre vos objectifs de perte de poids. Heureusement pour vous, il existe quelques bons professionnels qui peuvent vous aider avec ce type de cheminement.

L'équipe NutriSanté !

Et votre cerveau lui?

Selon vous, la dépression et les troubles d’anxiété sont ils causés par un dérèglement du cerveau ou toutsimplement par un dérèglement du corps ? La dépression et autres troubles relatifsà l’anxiété ne sont pas causés par un manque de neurotransmetteurs,  même que plusieurs experts mondiaux sont d'avis que la théorie du neurotransmetteur déficient est très rarement la bonne. Selon plusieurs études récentes, les antidépresseurs n’aident pas le problème et sont à peine plus efficace que l’effet placebo dans bien des cas. Contrairement à ce que vous pourriez penser, notre précieux cerveau n’est pas à l’abri de notre mode de vie. L’inflammation excessive générée parde mauvaises habitudes de vie et alimentaires peuvent très bien affecter votre cerveau et déclencher une cascade de réactions immunitaires qui dérèglent complètement la production et l’activation des récepteurs par les neurotransmetteurs. Comme si ce n’était pas assez,  votre génétique influence aussi votre production de neurotransmetteurs et votre niveau d’inflammation. Sans déclencheur externe, même avec la pire génétique, il est possible que vos gènes ne vous nuisent pas au point de vous rendre malade. Il faut toujours un élément déclencheur pour activer une réaction, comme il est nécessaire de retirer la goupille d’une grenade pour la faire exploser. Le corps ne se dérègle pas sans aucune raison, il est donc absurde de croire que le cerveau est la cause du problème lorsqu’on sait très bien qu’il ne fait que subir les assauts. Nous référons souvent le terme « inflammation »  au corps et non au cerveau, mais un corps en surplus d’inflammation affectera le cerveau, qui est loin d’être à l’abris de cette inflammation.  Heureusement, il n’est jamais trop tard pour vous occuper de votre cerveau.

Voici quelques petits conseils :

  1. Reposez vous et dormez suffisamment
  2. Consommez de vrais aliments et non des produits transformés
  3. Faites le plein de soleil et/ou de vitamine D3 si vous n’aimez pas le soleil naturel
  4. N’ayez pas peur du gras!  Les acides gras de qualités comme l’huile d’olive, les noix, les avocats, le beurre non-chauffé, l’huile de noix de coco et les poissons gras pour leur Omega-3.
  5. Évitez les produits céréaliers transformés. Malgré la réputation que leur fait plusieurs professionnels de la santé, les pains commerciaux et les céréales aussi santé semblent -elles, n’aident en rien votre santé, car la plupart du temps vous en consommerez beaucoup trop.
  6. Consommez une bonne quantité de fibres et de végétaux, ils sont vos amis et renferment une grande quantité d’éléments essentiels au maintien d’une bonne santé
  7. Demandez l’aide d’un professionnel qualifié et non seulement un donneur de pilules et utilisateur de protocoles magiques.
  8. Faites de l’exercice.
  9. La nature est votre alliée, les plantes, herbes et épices avec leurs composés phytochimiques peuvent vous aider mais demandez de l'aide pour les choisir.

Votre santé mentale est bien plus qu’une simple question de sérotonine ou de dopamine, vous pouvez faire une différence dans votre quotidien. Ce que vous faites à tous les jours influencent votre corps en entier, un changement dans la bonne direction peut faire des petits miracles sur votre humeur, votre contrôle d’émotion et votre santé mentale, il suffit de savoir quoi faire et comment le faire.

Mathieu Bouchard, Naturopathe

Votre santé: Ce n'est pas votre faute

La santé est ce que nous avons de plus précieux et important, car même une personne riche ne pourra s’acheter une santé. Bien entendu, les gens riches peuvent s’acheter des soins, de la nourriture plus chère, un meilleur système de ventilation pour un air plus frais, mais personne ne peut défier les bases d’une bonne santé et s’en sortir intact. Plusieurs d’entre vous ont probablement déjà lu ou entendu parler qu’être gras n’est pas de votre faute… ici, le principe est le même, mais au sens plus large, car être en surplus de poids n’est pas très bon pour la santé.

Je crois que la question que nous devrions nous poser est : ‘’Qu’est-ce qui fait que nous sommes en bonne santé ou malade ? Vous serez d’accord que, bien souvent, la réponse facile est que vous avez une mauvaise génétique. Cette réponse quoiqu’elle ne soit pas totalement fausse est une réponse défaitiste et évoque une situation où il n’y a rien à faire. Les facteurs génétiques ne représentent qu’une faible proportion des raisons pour lesquelles une personne est malade. N’oubliez jamais l’expression qui dit : ‘’Votre génétique met les balles dans le fusil, mais vous tirez sur la gâchette’’. Malgré tous ce que veut vous faire croire l’opinion publique, vous avez un très bon contrôle sur ce qui se passe dans votre corps et, par le fait même, sur votre état de santé. Pour certaines personnes, il est plus facile d’abandonner que de faire des changements dans leurs vies. Certes, vous ne contrôlez pas la pollution extérieure, mais vous pouvez décider de contrôler la pollution en vous en diminuant les toxines que vous appliquez sur votre peau et ceux que vous ingérez constamment. Vous ne contrôlez pas non plus l’environnement dans lequel vous vivez et/ou travaillez mais il est possible de modifier votre réponse face à cet environnement s’il est malsain pour vous. Vous ne contrôlez pas non plus la température, mais encore une fois, il est possible de compenser certains effets bénéfiques du soleil sur la santé. Pour être en santé, il ne suffit pas de manger bio et de faire du jogging, il vous faut aussi retourner à la source et tenter de corriger ce qui ne permet pas à votre corps d’être équilibré. Le corps humain est une machine incroyable et peut s’adapter/subir un très grand nombre d’affront, mais avec tous ce que nous lui donnons à affronter et ce souvent sans les outils nécessaires, il ne faut pas se surprendre s’il ne répond pas correctement. Les problèmes de santé comme la dépression, le diabètes type II, certaines maladies cardiovasculaires, plusieurs maladies auto-immunitaires et un grand nombre de maladies dégénératives sont tous le résultat d’une santé déficiente, donc d’un mode de vie inadéquat.

Il n’y pas de secret, pour être en santé, il faut y investir du temps et aussi vouloir développer une certaine conscientisation. Il n’est pas logique de penser que nous n’avons aucun contrôle sur notre santé, mais l’être humain moderne est tellement manipulé qu’il est totalement absent de sa propre réalité et ignorant de tous ce qu’il doit faire pour s’aider. Il n’est jamais trop tard pour se réveiller et votre corps est toujours capable de s’améliorer, mais dans bien des cas, vous aurez surement besoin d’un petit coup de pouces. Votre santé, ce n’est pas votre faute… mais vous avez un énorme rôle à jouer pour rester en bonne santé.

Mathieu Bouchard N.D

Les rages alimentaires

Les rages alimentaires, plus communément appelée les ‘’cravings’’, sont à la fois plus simples et plus complexes que vous ne le pensez. Bien entendu, nous ne parlons pas ici de troubles alimentaires, mais bien seulement d’une rage ou d’un irréel besoin de consommer un aliment ou un type d’aliment. Plusieurs vous diront qu’il s’agit de votre corps qui vous parle et ils auront raison. Par contre, la plupart ne comprendront pas ce que ce dernier veut réellement vous dire. 

 

Les rages alimentaires, nous viennent d’un déséquilibre entre ce que votre cerveau ou votre corps aurait besoin et ce que votre cerveau conscient comprend. Je crois qu’une des croyances les plus farfelus à ce sujet est que le corps manque de magnésium lorsque vous avez envie de manger du chocolat. Bien entendu, c’est croyance est totalement fausse et votre besoin en magnésium pourrait bien se traduire par un débalancement au niveau des neurotransmetteurs qui se verront largement affectés par la consommation de chocolat. Cette interaction ne rend pas la relation plus réelle, mais explique l’une des possibilités. La communication entre les différentes cellules du corps humain est un mécanisme complexe et très précis. Malheureusement, l’interprétation que nous faisons de ces signaux est largement influencée par l’état actuel de notre corps et de notre cerveau. En effet, une personne ayant une saine alimentation, un apport calorique décent, une bonne gestion de son stress et un sommeil adéquat n’aura pas de rages alimentaires. Un autre point à aborder est qu’il faut faire la différence entre les types de rage, soit les  physiologiques et les psychologiques. Les rages de type psychologique sont les plus largement associées aux troubles alimentaires, mais dans bien des cas il existe des rages qu’on ne peut pas qualifier de TCA,  car ils n’ont aucun fondement social et résulte uniquement d’un débalancement. Cette deuxième catégorie est plutôt qualifiée de rage physiologique. Selon les scientifiques, les ‘’cravings’’ physiologiques ne sont pas de réelles rages, car ils ont une cause précise et sont corrigeables assez facilement. L’un des principaux responsables de nos rages est notre système immunitaire et son interaction, plutôt serrée, avec l’hormone du stress (le cortisol). En effet, selon de récentes études, l’irréel besoin de nourriture est lié directement ou indirectement à l’effet euphorisant de l’activation du système d’adaptation. Que ce soit le relâche d’immunoglobuline (anticorps) ou d’histamine, les substances que nous créons suite à une réaction d’hypersensibilité alimentaire, une allergie ou en lien avec un débalancement de la flore intestinale, aura pour effet d’activer le système d’adaptation.

Bien entendu, ceci n’est qu’une partie de l’iceberg, car le cerveau détient plusieurs autres mécanismes pour nous créer un besoin irréel mais, selon moi, la réponse immunitaire et la relâche de cortisol qui s’en suit est une des causes les plus répandues et ignorées par plusieurs praticiens.

 

Mathieu Bouchard N.D

Est-ce que la viande rouge est l'ennemi de votre santé? (Partie 2)

Même si j’ai déjà écrit sur ce sujet, j’ai cru bon de faire un deuxième article afin de permettre aux gens de mieux comprendre l’enjeu et le pourquoi la viande rouge à si mauvaise presse. Comme vous avez vu dans mon premier article, le choix de la viande et sa cuisson sont deux facteurs d’une importance primordiale afin de déterminer le réel impact que cette viande a sur votre santé. Ces facteurs étant maintenant dits,  allons creuser un peu plus sur le pourquoi et vous verrez que l’information que vous recevez est souvent choisie pour vous faire peur.

Il y a quelques années, plusieurs études, chez l’homme et l’animal, ont exposé un lien entre la consommation de viandes rouges et les maladies cardiovasculaires 1,2,3,4. Toutes ces études, même si certaines apportaient une nuance, établissaient le lien que trop manger de viande rouge augmente les risques de développer certaines maladies. Malheureusement, les auteurs ont mis l’emphase sur la viande que les gens consommaient et non leur alimentation en générale. Nous ne pouvons pas les blâmer, car ils cherchaient à établir un lien, mais  il est de notre devoir de ne pas sauter aux conclusions dû à cette découverte. Bien entendu, ils ont raison d’une certaine façon car, chez une majorité de la population, une trop grande consommation de viande rouge augmenterait les risques de maladies cardiovasculaires. Cependant, il faut mettre un peu d’eau dans notre vin , car la viande rouge n’est pas le problème, mais bien un élément provocateur dans un mauvais environnement. Le problème n’est pas la viande que vous mangez, mais bien la santé de votre flore intestinale et la mauvaise diversité de votre alimentation qui est la cause de ces risques accrus5,6,7.

Le composé qui était, selon la science, responsable de cette hausse est la L-carnitine. Cette dernière est très présente dans la viande rouge et sa consommation augmente le taux de TMAO (trimethylamine-N-oxide) qui jusqu’à très récemment était considéré comme ayant une corrélation directe avec les risques d’athérosclérose. Cependant, depuis 2015, les recherches sur ce fameux composé organique semblent montrer une relation, mais elles ne sont plus aussi directes et même que, dans certains cas, le niveau de trimethylamine-N-oxide, ne serait pas autant affecté par la nourriture que l’on mange et serait considéré comme un marqueur que l’on accuse par corrélation.8,9,10,11. Nous savons maintenant que c’est les bactéries intestinales 12,13,14 qui jouent le plus grand rôle dans cette histoire et par la même fait, le mode de vie et l'alimentation. Ces deux facteurs dicteront la réaction d’une personne et sa production de TMAO. La consommation de fruits, légumes, noix et autres aliments sains, aura tendance à garder normale la concentration de TMAO en modulant directement la population bactérienne de votre microbiote intestinale. L’abondance de Firmicutes, une classe de bactéries intestinales présentent en surabondance chez les personnes se nourrissant à la mode Nord-Américaine, soit faible en fibres, haute en sucre, haute en lipide saturé et contenant une bonne quantité d’aliments transformés, est responsable de la hausse de production de TMAO. Normalement, il serait idéal de mieux balancer les Firmicutes avec une autre classe de bactéries appelée Bacteroidetes. Ce débalancement est très présent chez les personnes obèses qui ont plus de Firmicutes et moins de Bacteroidetes que les gens en bonne santé 15. Donc, mangez votre viande rouge et vos œufs, mais accompagnez-les d’une bonne quantité de fibres et de végétaux diversifiés et vous aurez une flore intestinal en santé 16.

Mathieu Bouchard N.D

1.Koeth RA, Wang Z, Levison BS, et al. Intestinal microbiota metabolism of L-carnitine, a nutrient in red meat, promotes atherosclerosis. Nature medicine. 2013;19(5):576-585. doi:10.1038/nm.3145.

2.Wang, X., Lin, X., Ouyang, Y.Y., Liu, J., Zhao, G., Pan, A. and Hu, F.B. (2016) ‘Red and processed meat consumption and mortality: dose–response meta-analysis of prospective cohort studies’, Public Health Nutrition, 19(5), pp. 893–905. doi: 10.1017/S1368980015002062.

3. Larsson SC, Orsini N. Red meat and processed meat

consumption and all-cause mortality: a meta-analysis.

Am J Epidemiol. 2014 Feb 1;179(3):282-9.

doi:10.1093/aje/kwt261. Review. PubMed PMID: 24148709.

4. Pan A, Sun Q, Bernstein AM, Schulze MB, Manson JE, Stampfer MJ,

 Willett WC, Hu FB. Red Meat Consumption and MortalityResults

From 2 Prospective Cohort Studies. Arch Intern Med. 2012;172(7)

:555-563. doi:10.1001/archinternmed.2011.2287

5. Koeth RA, Wang Z, Levison BS, et al. Intestinal microbiota metabolism of L-carnitine, a nutrient in red meat, promotes atherosclerosis. Nature medicine. 2013;19(5):576-585. doi:10.1038/nm.3145.

6. Clara E. Cho, Siraphat Taesuwan, Olga V. Malysheva,

Erica Bender, Nathan F. Tulchinsky, Jian Yan, Jessica L. Sutter,

Marie A. Caudill. Trimethylamine-N-oxide (TMAO) response to animal

 source foods varies among healthy young men and is influenced by

their gut microbiota composition: A randomized controlled trial.

Molecular Nutrition & Food Research, 2016;

 DOI: 10.1002/mnfr.201600324

7. Tang WH, Wang Z, Levison BS, Koeth RA, Britt EB, Fu X, Wu Y,

 Hazen SL.Intestinal microbial metabolism of phosphatidylcholine

and cardiovascular risk. N Engl J Med.

2013 Apr 25;368(17):1575-84. doi: 10.1056/NEJMoa1109400.

PubMed PMID: 23614584; PubMed Central PMCID: PMC3701945.

8. Cho CE, Caudill MA. Trimethylamine-N-Oxide: Friend, Foe, or

Simply Caught in the Cross-Fire? Trends Endocrinol Metab. 2016

Nov 4. pii: S1043-2760(16)30144-8.

doi: 10.1016/j.tem.2016.10.005.

[Epub ahead of print] Review. PubMed PMID:27825547.

9.Fukami K, Yamagishi S, Sakai K, Kaida Y, Yokoro M, Ueda S, Wada Y, Takeuchi M,Shimizu M, Yamazaki H, Okuda S. Oral L-carnitine supplementation increases trimethylamine-N-oxide but reduces markers of vascular injury in hemodialysis patients. J Cardiovasc Pharmacol. 2015 Mar;65(3):289-95. doi:10.1097/FJC.0000000000000197. PubMed PMID: 25636076.

10. Velasquez MT, Ramezani A, Manal A, Raj DS. Trimethylamine

N-Oxide: The Good,the Bad and the Unknown. Toxins (Basel).

2016 Nov 8;8(11). pii: E326. Review.PubMed PMID: 27834801;

PubMed Central PMCID: PMC5127123.

11. Rohrmann S, Linseisen J, Allenspach M, von Eckardstein

A, Müller D. Plasma Concentrations of Trimethylamine-N-oxide

Are Directly Associated with Dairy Food  Consumption and

Low-Grade Inflammation in a German Adult Population.

J Nutr. 2016 Feb;146(2):283-9. doi: 10.3945/jn.115.220103.

PubMed PMID: 26674761.

12. Romano KA, Vivas EI, Amador-Noguez D, Rey FE. Intestinal Microbiota Composition Modulates Choline Bioavailability from Diet and Accumulation of the Proatherogenic Metabolite Trimethylamine-N-Oxide. mBio. 2015;6(2):e02481-14. doi:10.1128/mBio.02481-14.

13. Fennema D, Phillips IR, Shephard EA. Trimethylamine and

Trimethylamine

N-Oxide, a Flavin-Containing Monooxygenase 3 (FMO3)-Mediated

Host-Microbiome Metabolic Axis Implicated in Health and Disease.

Drug Metabolism and Disposition. 2016;44(11):1839-1850.

doi:10.1124/dmd.116.070615.

14. Cho CE, Taesuwan S, Malysheva OV, Bender E, Tulchinsky NF,
Yan J, Sutter JL, Caudill MA. Trimethylamine-N-oxide (TMAO)
response to animal source foods varies among healthy young men
and is influenced by their gut microbiota composition:
A randomized controlled trial. Mol Nutr Food Res. 2016 Jul 5.
doi:10.1002/mnfr.201600324. [Epub ahead of print] PubMed PMID: 27377678.

15. Chakraborti CK. New-found link between microbiota and obesity. World Journal of Gastrointestinal Pathophysiology. 2015;6(4):110-119. doi:10.4291/wjgp.v6.i4.110.

16. Graf D, Di Cagno R, Fåk F, et al. Contribution of diet to the composition of the human gut microbiota. Microbial Ecology in Health and Disease. 2015;26:10.3402/mehd.v26.26164. doi:10.3402/mehd.v26.26164.

 

L'anxiété

Selon ce que je peux  remarquer dans ma pratique, le stress chronique et l’anxiété sont des symptômes très répandus parmi la population. Malheureusement, je rencontre des personnes de plus en plus jeunes qui souffrent d’anxiété et, plus souvent qu’autrement, ces personnes sont médicamentées avec des calmants afin de les aider dans la gestion de leurs crises. Nous voyons même une hausse faramineuse du nombre de diagnostics de TDA et TDAH autant chez l’enfant que chez l’adulte. En 2015, 39% des prescriptions de Ritalin sont faites pour des adultes. Contrairement à ce que l’on peut penser, le problème de ces personnes ne réside pas seulement dans leur cerveau, mais bel et bien dans tout l’ensemble de leur corps et une majeure partie de cette influence nous vient des bactéries de l’intestin. Pourtant, plusieurs spécialistes auront plutôt tendances à vouloir stimuler le cerveau et la production de neurotransmetteurs spécifiques pour tenter d’aider. Cette méthode, quoique quelques fois efficaces, est souvent totalement inefficace et les gens se retrouvent au même point, soit anxieux et très souvent épuisés.

Il est dommage de voir que plusieurs personnes auront plutôt tendance à vouloir un diagnostique et la médication qui s’y rattache plutôt que de modifier leur alimentation, leur mode de vie et, dans certains cas, y ajouter des suppléments alimentaires adaptés. Que ce soit pour un problème relié à la dépression ou un surplus d’anxiété, la prise de substances qui altère la quantité de neurotransmetteurs présentent dans le cerveau n’est souvent pas une solution à long terme, car le cerveau aura tôt fait de s’adapter à cette mesure. Plusieurs études démontrent une panoplie de liens entre l’alimentation et les carences alimentaires relatives et le développement de l’anxiété. Un manque de sommeil et/ou un sommeil de mauvaise qualité peuvent aussi mener à des problèmes d’anxiété.

Bien entendu, tous et chacun auront leur propre solution pour les problèmes d’anxiété, mais malheureusement, il n’y pas une seule cause et donc pas seulement une solution. Vous devez améliorer les points faibles de votre propre corps durant le cheminement et réussir à faire ressortir la cause ou les causes de cette anxiété. Il n’y pas de solution miracle, mais il y a bel et bien une solution.