Comment vivre avec ton trouble alimentaire et les difficultés de ton entourage

Vous voudriez probablement que j’écrive ici : ‘’ Comment te débarrasser de ton trouble alimentaire’’, mais malheureusement ce n’est pas possible. OUI, tu apprendras, avec le temps, à vivre avec, OUI tu n’auras plus de comportements qui définissent ton trouble, OUI tu vas te sentir bien et être heureuse de te lever tous les matins, mais OUI il restera là, toujours dans ta tête et essayera de te jouer des tours à l’occasion. Tu vas certainement avoir des rechutes, des moments difficiles où tu ne feras que penser retourner dans ce cercle vicieux que tu as mis tellement de temps à t’en sortir, mais maintenant tu vas arriver à t’en sortir rapidement et à retrouver ton sourire encore plus rapidement. Mon article d’aujourd’hui servira à essayer de te faire comprendre qu’il est tout à fait normal de vivre ce que tu vie et que tu as amplement le droit de le vivre.

 

Que tu sois boulimique ou tout à fait ‘’normal’’, hyperphagique ou en embonpoint, anorexique ou fasse simplement attention à ton alimentation les gens te jugeront. En fait, peu importe qui tu es, les gens te jugeront dès la première rencontre. Certain n’accepteront pas la personne que tu es, peut-être par jalousie, par envie ou tout simplement par désir de contrôler quelque chose dans leur vie. Quoi qu’il en soit, je pense que le jugement fait partie d’une sphère négative que nous avons en nous, que nous devons travailler et non faire grandir.

 

Respecte ton rythme de vie

Si tu es dans le début de ton processus pour t’en sortir, tu ne peux peut-être pas te permettre, mentalement, d’aller au restaurant par peur de manger devant les autres ou encore aller dans des endroits où il y a trop de nourritures par peur de tout manger. Non seulement tu n’y est pas à l’aise, mais tu te sens surtout mal de TE faire ça et de faire ça à ta famille et tes amis. Aujourd’hui j’ai envie de te dire que tu as droit de ne pas vouloir aller faire l’activité parce que tu ne te sens pas prête mentalement, tu as droit d’avoir envie de garder ta zone de confort et d’aller que dans des endroits que tu connais ou tout simplement chez toi. Lorsque tu commences à essayer de t’en sortir, tu ne peux pas demander à ta tête de changer à 100% du jour au lendemain, tout comme on ne demande pas à un corps de changer dès le lendemain matin ou une personne violente de ne plus l’être après sa thérapie de deux jours. C’est un PROCESSUS et c’est EXCELLENT comme cela! C’est en y allant étape par étape que tu vas réussir à tenir ton bout cette fois-ci… c’est en collant ton casse-tête pièce par pièce, en t’arrêtant pour prendre une pause lorsque tu es fatigué, que tu vas arriver à le garder terminé.

 

L’honnêteté avec tes proches

Ta famille et tes amis doivent donc comprendre que ces choix-là t’appartiennent. SAUF qu’ils ne peuvent pas comprendre cela d’eux-mêmes, tu dois arriver à leur expliquer comment tu te sens. Pour tes proches, je te conseille de leur dire. Tout d’abord parce qu’ils comprendront probablement beaucoup plus que tu le penses et deuxièmement parce que tu vas te retirer une charge de 300 livres de sur les épaules. Pour les connaissances et autres amis, tu peux leur dire qu’il s’agit de ton choix et que tu as tes raisons que tu préfères garder pour toi pour le moment. Que toi tu ne les juges pas face à leurs vies et leur alimentation et que tu aimerais qu’ils fassent de même. Tous ceux qui n’arrivent pas à comprendre tes choix ne sont peut-être pas prêts à être près de toi pour la durée de ton travail sur toi. À ce moment, il n’en tiendra qu’à toi d’apprendre à t’entourer de gens positif qui t’aideront à cheminer et non le contraire.  

 

Quoi qu’il en soit, je pense qu’avant tout cheminement, il te faut être entouré de personnes qui ne te jugeront pas, sans quoi, tu auras de la difficulté à t’en sortir. Les troubles alimentaires peuvent être reliés à plusieurs choses, mais, chose certaine, ta confiance en toi est affectée pour le moment où tu vie cette difficulté, tu dois donc être avec des gens qui te comprennent ou, du moins, te supportent.

 

Voici les étapes en résumé que je te suggère :

1-      Expliques à tes proches ce que tu vie.
Plus tu vas en parler aux gens près de toi et mieux tu te sentiras. Garder les secrets, quoi qu’ils soient, n’est jamais bon pour votre niveau de stress et votre tête et plus vous êtes stressé, plus votre trouble alimentaire a envie de refaire surface.

2-      Pour les autres, explique-leur que tu ne veux pas faire ce qu’ils te demandent tout simplement parce que tu as tes propres raisons à toi.

3-      Respecte tout ton entourage et mentionnes qu’en échange de ton respect, tu apprécierais le leur.

4-      Acceptes d’aller à ton rythme.
Si tu n’es pas prêt à aller manger une poutine et des beignes, tu as le droit.
Si tu forces les choses et y va afin de plaire aux autres, le stress refera encore surface, ta tête travaillera contre toi et tu n’auras pas de sentiments positifs envers toi-même.

5-      Un pas à la fois.
Lorsque tu auras maîtrisé les étapes ci-haut, donne-toi de petits défis.
Par exemple, si pour toi aller au restaurant t’effraie, car tu ne veux pas manger : Permet toi, une fois prêt d’aller au restaurant manger une entrée ou boire un verre de Perrier. Le prochain défi sera d’aller souper. Le ‘’Petit train va loin’’, ne l’oublie pas.

6-      Trouves tes oreilles à qui tu peux te confier lorsque tu en as besoin 
Un ami, une psychologue, un professionnel de la santé, ta famille… peu importe la personne qui te fait sentir en confiance

Protéines, glucides, lipides, entrainement, SUCRE et FRUSTRATION....

Voici le cercle vicieux de plusieurs personnes que je peux recevoir dans mon bureau. Certain ont peur des glucides ou des calories, tandis que d’autre ne peuvent s’arrêter de manger lorsque quelque chose d’appétissant se retrouve devant eux. Certain iront même jusqu’à vider le garde-manger dans une période de rage et s’en vouloir à mort le lendemain, tentant de remédier à la situation par deux heures de cardio à jeun le lendemain et en mangeant pratiquement pas de la journée. Vous vous reconnaissez dans les quelques lignes ci-haut? Prenez donc le temps de lire ce petit texte.

Certes, vous ne voulez pas garder ce type de comportement dans votre vie et vous voulez vous en débarrasser le plus rapidement possible. Il existe quelques outils qui me sont très utiles avec ma clientèle et que je vous donne aujourd’hui dans l’espoir de pouvoir vous aidez du mieux que je peux :

  • Vous devez prendre conscience de votre problématique

Il est difficile de prendre conscience que nous avons certaines problématiques, plus particulièrement lorsqu’il s’agit de problématique en lien avec un mode de vie que nous appelons sain. Effectivement, comment pouvons-nous assumer d’avoir un problème avec le fait de trop s’entrainer où encore trop bien manger…
Si vous êtes fatigué et vous DEVEZ aller vous entrainer, si vous avez envie d’une gâterie depuis des mois et vous ne voulez pas prendre une bouchée de frite avec vos amis au restaurant ou encore si vous n’allez plus au restaurant avec vos amis de peur de prendre une bouchée de trop ou parce que le menu n’est pas complètement fait en fonction de votre plan alimentaire, vous avez une problématique dont vous devez vous rendre compte. Prenez le temps d’inscrire ce que vous ou votre entourage considérez comme étant un comportement déficient et prenez le temps de le relire plusieurs fois.

  • Trouver ce que serait votre idéale d’équilibre

Je ne vous demande pas d’arrêter complètement de bien manger ou encore de vous entrainer. Je ne vous demande pas non plus de ne plus manger ce dont vous aimez. Tout réside dans la MODÉRATION! À mon avis, il n’y a pas de modèle d’équilibre, car chacun à son propre idéal et chacun est apte à savoir ce qu’il serait bon pour lui et ce qu’il se sent capable de faire dans le court-terme.
Une fois votre idéale d’équilibre, que vous jugez atteignable, établi, notez-le à un endroit où vous pourrez le voir régulièrement (la porte du réfrigérateur, par exemple).

  • Retrouver confiance en soi avec d’autres sphères qui vous passionne.

Ceux qui me connaisse personnellement, savent pertinemment que je serai toujours pour le mode de vie sain, un entrainement équilibré et de la bonne nourriture afin de bien nourrir notre corps! Par contre, lorsque ce type de ‘’pattern’’ s’installe, il est important de trouver des moyens de décrocher. Un moyen efficace que j’ai pu trouver est de se trouver de nouveaux objectifs, de nouvelles passions qui ne sont pas en lien avec l’entrainement. Écrivez des textes, faites un cours qui vous intéresse à distance, bref concentrez-vous sur tous ce qui vous intéresse mis à part l’entrainement.

  • Se permettre quelques écarts de nourriture

Le simple fait de lire ce gros titre vous fait peur? Manger, sans se sentir mal, accepter une invitation à souper ou aller en voyage sans votre plan alimentaire vous semble impossible? Allez-y par étape, commencer par ajouter des aliments santés qui ne font pas partie de votre plan alimentaire à votre alimentation. Par exemple,ajouter une moutarde de Dijon, des sauces épicées, des carottes où tout autre aliment que vous ne vous permettez pas dans la vie de tous les jours. Ajoutez un peu d’avocat à vos salades, du cacao à vos smoothies ou vos cafés, même s’il n’est pas inscrit dans votre plan que vous le pouvez. Une fois ces petits changements faits (qui ne changeront rien à votre aspect physique, soit dit en passant), ajoutez une soirée au restaurant ou acceptez une invitation de plus que votre triche habituelle. Par exemple, allez au restaurant un mercredi soir et choisissez des aliments sains qui seront satisfaire votre besoin de socialiser et vos papilles gustatives, tout en restant très santé.

  • Diminuer les entrainements peu à peu en compensant par d’autres types d’activités.

Il est normal de voir ce point comme étant pratiquement inatteignable. Il faut apprendre à y aller par étape, en changeant peu à peu votre comportement. Commencé, tout d’abord, par modifier vos types d’entrainement. Par exemple, si vous vous entrainez 6 fois par semaine en salle d’entrainement, commencé par diminuer à 4 ou 5 fois en compensant les autres journées par un autre type de sport comme le tennis, le patin à roue alignée, l’haltérophilie, la boxe, etc. Une fois le changement de sport fait, diminuer vos entrainements et apprenez à voir qu’il existe plusieurs autres types d’activités très intéressantes. Remplacez, par exemple, votre sixième journée par une journée en plein air, une journée repos, magasinage, cinéma ou toute autre activité qui vous intéresse. Peu à peu vous verrez qu’il est possible, voir même optimale, de décompresser, de penser à autre chose et de se laisser aller un peu.

  • Instagram, facebook, twitter, revue et magasine : STOP

2015 et les réseaux sociaux… Je ne sais pas si c’est la meilleure invention du monde ou la pire. Elle nous permet d’en savoir plus sur tout, mais peut nous mettre face à plusieurs situations difficiles à gérer. Les filles qui mettent des photos de leurs physiques sur les réseaux sociaux sont (la plupart du temps), en diète depuis des mois et ne garderont pas ce physique vitam eternam. Ils travaillent pour un objectif précis et reviendront, tôt ou tard, à un beau physique, en santé et sportif sans être pour autant sec comme un petit raisin. Apprenez à ne plus vous fier aux photos, tentez d’accepter votre corps en santé et tous ce qu’il peut vous apporter de positif et surtout tentez de voir que vous n’êtes pas seulement un être physique, mais bien une personne qui peut accomplir plusieurs autres choses!

Je peux vous comprendre énormément pour la simple raison que j’ai dû passer par là à un moment de ma vie et qu’il s’agit encore d’une guerre constante contre moi-même. Peu à peu j’apprendsà décrocher à aimer les aliments et à savoir profiter de la vie sans avoir aucun regret le lendemain lorsque je me réveille. Vous pouvez, vous aussi, y arriver, il suffit de le vouloir, de se prendre en main et de s’allier d’un bon professionnel de la santé qui saura vous aidez et être à vos côtés lors de votre cheminement.

Mélody Comtois-Bonin N.D

Comment survivre au temps des fêtes!

Nous sommes à deux jours de Noël, comment vais-je arriver à m’en sortir? Comment vais-je pouvoir faire face à toute cette nourriture? Comment vais-je pouvoir faire face aux opinions de tous ces gens qui me regarde comme si j’étais un monstre venu d’une autre planète parce que je ne veux pas manger cette nourriture, parce que je dis non à certains aliments… parce que cette année j’ai décidé d’être moi?

Voici les questions que vous pourrez vous poser…. Je comprends tellement les difficultés que vous ressentez en vous, le sentiment partagé d’être en colère de ne pas arriver à ‘’profiter de la vie’’ et le sentiment de frustration face à ces gens qui essaient de décider ce qui est bon ou pas pour vous… Ce sentiment d’avoir peur de faire face à ces journées en famille où il est supposément ‘’si bon de profiter des joies de la nourriture des fêtes’’.

J’ai envie de commencer mon texte et mes conseils en vous donnant le droit de vous sentir comme vous vous sentez, de vous confirmer que ce n’est pas votre faute si vous avez peur de la sorte… que si vous en êtes conscient et que cela vous fait peur, vous êtes JUSTEMENT sur la bonne voie, vous êtes dans la voie de la compréhension, qui vous amènera, un jour ou l’autre, à l’acceptation/guérison quand vous serez prêt.

 

Il ne sert à rien de vous mettre de la pression, de dire haut et fort que vous allez profiter de manger tous ce qu’il y a sur la table durant le temps des fêtes pour être, vous aussi, comme tout le monde et éviter le jugement de tous…. Au fait, c’est quoi être comme tout le monde? Manger tous ce qu’il y a sur la table afin de vous assurer un inconfort pour tout le reste de la soirée, allez se coucher parce que vous êtes trop fatigués et vous lever comme si vous aviez consommé la bouteille de Vodka au complet le lendemain? Ce fameux ‘’tout le monde’’ là ne m’intéressait pas quand j’étais malade avec mon trouble alimentaire, mais il ne m’intéresse toujours pas aujourd’hui, même si j’ai retrouvé mon équilibre au travers mon alimentation. Oui, bien sûr, encore aujourd’hui on me juge parfois, on me dit que je ne devrais pas me ‘’priver’’ de la sorte, que je ne sais pas ‘’lâcher mon fou’’  et que je devrais me laisser aller dans les vacances ou le moment des fêtes. Cet entourage, bien qu’elle veut votre bien, n’est pas toujours la mieux placé afin de vous aider à faire les choix qui feront en sorte que vous serez bien. Je ne veux pas vous donner de conseil au niveau de l’alimentation dans cet article, je ne veux pas vous dire d’en profiter (même si ce serait l’idéal et que non vous n’aurez pas de surplus de gras si vous savez vous écouter), je veux vous demander de faire abstraction de tous ces gens et d’aller puiser dans votre tête à VOUS et vous demandez ce que VOUS voulez réellement… Si vous avez envie de manger le plus sainement possible, optez simplement pour les bonnes sources de protéine du repas, des légumes et quelques à côté que vous préférez plus que les autres et prenez le temps d’écouter votre faim, notre corps est une machine incroyable qui saura vous guider. Si vous avez envie d’en profiter et de ne pas vous en soucier allez-y!!! Par contre, je veux que vous vous assuriez de bien vous sentir face à vos choix, de les assumer complètement, car c’est en les assumant que vous n’y verrez aucune réelle répercussion sur votre mental et, même, beaucoup moins sur votre physique. Je ne pense pas qu’il soit pertinent de tout manger ce qu’il y a sur la table si vous en avez pour 20 heures de cardio, un travail psychologique complet et une diète sans glucides pour un mois avant de vous sentir un peu mieux dans votre corps. Bref, le conseil numéro un est de faire ce dont VOUS AVEZ ENVIE, sans vous soucier des autres. Ceux qui vous aimes et vous respectent sauront accepter vos choix et même vous féliciter… tant pis pour les autres.

MON CONSEIL PERSO :

Mon propre conseil que j’affectionne et qui me rend confortable envers moi-même est de me choisir une fête pour Noël et une pour le jour de l’an ou je profiterai un peu plus de ce qu’il y a sur la table. Pour les autres, j’irai avec un sourire jusqu’aux oreilles et je prendrai soin de faire les choix les plus sains de la table, sans pour autant me priver sur un hors-d’œuvre dont j’aurai envie.

 

Mis à part l’alimentation il y aura, bien entendu, le fameux stress qui pourra être à son apogée. Que nous ayons un trouble alimentaire ou pas, la période des fêtes est une période très stressante et plus une personne se sent stressée, plus elle aura tendance à moins bien contrôler ses points faibles à travailler, comme un TCA. Encore une fois, il est important que vous sachiez que vous n’êtes pas la seule personne à vous sentir plus anxieux de faire face à une tempête pour aller à un souper de Noël, d’avoir à faire de la route, à acheter des cadeaux, à tout prévoir pour recevoir les gens comme des rois, etc. Il faudra donc vous trouviez des outils à appliquer, qui fonctionneront sur VOUS, pour vous calmer le plus possible, car plus vous vous sentirez anxieux, moins vous contrôlerez votre côté psychologique  et moins vous contrôlerez vos états d’âme, plus vous serez à la recherche de contrôle et plus vous irez à la rencontre de votre problématique au niveau de l’alimentation afin d’aller retrouver votre ‘’zone de confort’’. Si vous êtes sur la route, prenez le temps d’éteindre la radio ou mettre de la musique relaxante tout en effectuant de la cohérence cardiaque. Si vous vous sentez anxieux par rapport à un souper, assurez-vous de prendre de l’avance et d’être prêt dès que possible, si vous êtes fébrile de prendre votre voiture essayez de trouver un conducteur, si vous êtes tout simplement stressé depuis quelques jours, trouvez-vous une activité quotidienne à faire qui saura vous détendre.

 

MON CONSEIL PERSO :

Pour ceux qui me connaissent, je suis une personne très active qui arrive rarement à s’arrêter. Il a été difficile pour moi d’apprendre à me détendre et, surtout, prendre du temps pour moi (Il s’agira probablement toujours d’un défi). J’ai dû tenter plusieurs activités avant de trouver celle que je ne trouvais pas anodine. Présentement, je pratique le yoga deux fois par semaine, des mandalas et de la cohérence cardiaque avec musique calmante et il s’agit d’une formule gagnante dans mon cas.  

 

Le dernier conseil que je vais vous donner serait plutôt dédié aux personnes en vacance pour le temps des fêtes. Vacances rime souvent avec temps mort où vous ne savez pas toujours quelle activité faire et ou l’envie de manger devient souvent l’activité prioritaire. Voilà le piège dans lequel il ne faut pas tomber! Il vous faut vous occupez! Si vous tombez dans ce piège vous en aurez, encore une fois, pour des semaines à vous en remettre psychologiquement et à vous taper sur les mains. Lorsque la rage vous prends et que vous avez envie de manger tous ce qui se trouvent dans votre réfrigérateur, donnez-vous un vingt minutes de délais avant de succomber. Pendant ce vingt minutes, je ne vous demande pas de penser à quoi que ce soit, car vous le ferez de vous-même, mais je vous demande de sortir de votre maison et d’aller prendre une marche. Si vous avez un confident, appelez ce dernier et exprimez-lui vos sentiments, ceci vous aidera à calmer votre rage actuelle qui n’est en fait qu’une rage émotionnelle. Si après ce vingt minutes vous avez encore votre rage, mangez cet aliment sans avoir aucun remord, il sera purement mérité et justifié.

 

Passez un bon temps des fêtes et prenez soin de vous!

 

 

Les troubles alimentaires

 

Je ne sais pas trop comment je pourrais commencer mon article sur les troubles alimentaires. Je ne sais pas trop ce que je pourrais vous dire en quelques lignes, ni comment vous en parler, car je n’aurais pas assez d’un roman pour tout dire. C’est pourquoi je commencerai aujourd’hui par le début et s’en suivra une série de texte hebdomadaire sur les troubles alimentaires où je répondrai le plus possible à vos questionnements.

 

Le début…. Je crois qu’il serait pertinent de vous expliquer pourquoi moi, Mélody, me  considère apte à vous parler d’un sujet aussi gros et d’une problématique  d’aussi grande envergure.  Alors voici,  ayant à mon actif des études en psychologie et relation d’aide, je peux maintenant aider les gens par le biais de ma pratique en naturopathie. De plus, j’ai moi-même passé à travers plusieurs stades des troubles alimentaires, vous en aurez les détails ci-dessous.

 

Tout d’abord, j’ai commencé ma vie d’adolescente avec un trouble alimentaire. BEN OUI, moi aussi… On m’a diagnostiqué avec le trouble alimentaire bien connu, soit l’anorexie. Effectivement, je me concentrais et me limitais à ne rien de plus  qu’un petit pot de yogourt grec par jour avec quelques morceaux de concombre. Rapidement, les ‘’comportements compensatoires’’ ont suivis…. Il ne faut pas oublier que ceux-ci ne sont pas toujours liés à la nourriture.  Pour ma part, il s’agissait de surentrainement comme vous avez rarement vu quelqu’un s’entrainer! Un peu plus tard, j’ai fait dévier mon trouble alimentaire vers la bigorexie pour finalement et je pourrais dire, enfin m’en sortir. Je m’en suis sortie, OUI! Mais, suis-je ‘’guérit’’, NON.

 

Pour moi, se ‘’guérir’’ d’un trouble alimentaire ne fait pas partie de mon vocabulaire. Nous apprenons à vivre avec, nous apprenons à l’utiliser en tant qu’outil pour le rendre à notre avantage, pour être fier de notre cheminement, pour aider les autres, mais il reste à l’intérieur de nous. Lorsque j’aide des personnes avec leur TCA (Trouble du Comportement Alimentaire), je commence tout d’abord par leur expliquer qu’il y aura certainement des rechutes, mais qu’il s’agit en fait de la beauté de la chose. Je renchéri en leur disant que c’est avec ces rechutes que nous serons aptes à évaluer les progrès, la vitesse de la reprise en main et la capacité d’extérioriser nos ‘’faiblesses’’.

 

Les personnes auprises avec un TCA ont tendance à se taper sur la tête et s’en vouloir à la moindre tentation, à la moindre faiblesse ou à la moindre difficulté… pourquoi? Parce qu’ils ont besoin de contrôler leurs vies et le trouble alimentaire est, souvent, la seule façon qu’ils ont de contrôler ce qu’ils veulent, comme ils le veulent pour UNE fois. Donc, à la moindre difficulté, ils y voient un échec, un manque de contrôle qu’ils rechercheront rapidement à combler par leur trouble, soit par un comportement compensatoire, en arrêtant de manger, en mangeant tous ce qu’ils ont à leur portée  ou toute autre solution. Tous les comportements sont possibles puisque le temps que quelques instants,  ils y retrouveront  du réconfort et du contrôle. S’en suivra, [MB1] des remords de conscience et ils réaliseront que, finalement, ils n’avaient aucunement le contrôle sur la situation.  Cherchant à nouveau à contrôler  leurs vies, ils retourneront dans leurs ‘’patterns’’ qui deviennent de plus en plus impossible à contrôler[MB2]  et de plus en plus rapprochés.

 

Il s’agit d’un cercle vicieux, un cercle extrêmement difficile à briser. À mon avis, la clé de la réussite, est de savoir extérioriser ses difficultés et de trouver une personne en qui vous avez confiance, tout en gardant en tête que  le plus important est que cette personne soit qualifiée et connaisse son sujet. Votre ami, conjoint(e) ou famille sont rarement les meilleures options. Pourquoi? Parce qu’une personne avec un TCA, aura peur de se faire juger, elle aura tendance à ce censurer, mais aussi parce que l’amour d’un proche et la proximité de ceux-ci diminue considérablement le facteur d’objectivité. De plus, rare sont les personnes de votre entourage qui seront qualifié afin de vous aider dans vos difficulté.

 

Ce mot d’aujourd’hui sert simplement à vous dire que, même si vous vous sentez seuls, incompris dans votre petit monde de difficultés à vous, il existe plusieurs ressources ou personnes qui sont là à attendre votre appel pour vous aider. Sachez qu’à partir du moment où VOUS avez admis votre TCA, vous avez un bon 80% du travail de fait et que vous pouvez enfin vous en sortir. Ne restera qu’à appliquer les outils et  mettre tout en place pour vous rétablir.

Par contre, il est important de savoir que si vous soupçonné qu’une personne de votre entourage est coincé avec une telle problématique, mais que cette personne est au stade de précontemplation, lire ici qu’elle n’a pas admis ou réalisé qu’elle avait un problème, ou qu’elle n’est pas prête à utiliser les outils et ressources nécessaires (contemplation), il est important de ne pas prendre les devants en lui demandant de consulter. Laissez-lui plutôt savoir, de façons passive et non agressive, que certains signes vous laisse porter à croire qu’il pourrait peut-être s’agir d’un trouble du comportement alimentaires et que plusieurs personnes sont là pour l’aider et la supporter.

Si vous avez quelconque question ou avez envie que j'écrive en répondant à certains de vos questionnements, n'hésitez pas à m'écrire.