Les troubles alimentaires

 

Je ne sais pas trop comment je pourrais commencer mon article sur les troubles alimentaires. Je ne sais pas trop ce que je pourrais vous dire en quelques lignes, ni comment vous en parler, car je n’aurais pas assez d’un roman pour tout dire. C’est pourquoi je commencerai aujourd’hui par le début et s’en suivra une série de texte hebdomadaire sur les troubles alimentaires où je répondrai le plus possible à vos questionnements.

 

Le début…. Je crois qu’il serait pertinent de vous expliquer pourquoi moi, Mélody, me  considère apte à vous parler d’un sujet aussi gros et d’une problématique  d’aussi grande envergure.  Alors voici,  ayant à mon actif des études en psychologie et relation d’aide, je peux maintenant aider les gens par le biais de ma pratique en naturopathie. De plus, j’ai moi-même passé à travers plusieurs stades des troubles alimentaires, vous en aurez les détails ci-dessous.

 

Tout d’abord, j’ai commencé ma vie d’adolescente avec un trouble alimentaire. BEN OUI, moi aussi… On m’a diagnostiqué avec le trouble alimentaire bien connu, soit l’anorexie. Effectivement, je me concentrais et me limitais à ne rien de plus  qu’un petit pot de yogourt grec par jour avec quelques morceaux de concombre. Rapidement, les ‘’comportements compensatoires’’ ont suivis…. Il ne faut pas oublier que ceux-ci ne sont pas toujours liés à la nourriture.  Pour ma part, il s’agissait de surentrainement comme vous avez rarement vu quelqu’un s’entrainer! Un peu plus tard, j’ai fait dévier mon trouble alimentaire vers la bigorexie pour finalement et je pourrais dire, enfin m’en sortir. Je m’en suis sortie, OUI! Mais, suis-je ‘’guérit’’, NON.

 

Pour moi, se ‘’guérir’’ d’un trouble alimentaire ne fait pas partie de mon vocabulaire. Nous apprenons à vivre avec, nous apprenons à l’utiliser en tant qu’outil pour le rendre à notre avantage, pour être fier de notre cheminement, pour aider les autres, mais il reste à l’intérieur de nous. Lorsque j’aide des personnes avec leur TCA (Trouble du Comportement Alimentaire), je commence tout d’abord par leur expliquer qu’il y aura certainement des rechutes, mais qu’il s’agit en fait de la beauté de la chose. Je renchéri en leur disant que c’est avec ces rechutes que nous serons aptes à évaluer les progrès, la vitesse de la reprise en main et la capacité d’extérioriser nos ‘’faiblesses’’.

 

Les personnes auprises avec un TCA ont tendance à se taper sur la tête et s’en vouloir à la moindre tentation, à la moindre faiblesse ou à la moindre difficulté… pourquoi? Parce qu’ils ont besoin de contrôler leurs vies et le trouble alimentaire est, souvent, la seule façon qu’ils ont de contrôler ce qu’ils veulent, comme ils le veulent pour UNE fois. Donc, à la moindre difficulté, ils y voient un échec, un manque de contrôle qu’ils rechercheront rapidement à combler par leur trouble, soit par un comportement compensatoire, en arrêtant de manger, en mangeant tous ce qu’ils ont à leur portée  ou toute autre solution. Tous les comportements sont possibles puisque le temps que quelques instants,  ils y retrouveront  du réconfort et du contrôle. S’en suivra, [MB1] des remords de conscience et ils réaliseront que, finalement, ils n’avaient aucunement le contrôle sur la situation.  Cherchant à nouveau à contrôler  leurs vies, ils retourneront dans leurs ‘’patterns’’ qui deviennent de plus en plus impossible à contrôler[MB2]  et de plus en plus rapprochés.

 

Il s’agit d’un cercle vicieux, un cercle extrêmement difficile à briser. À mon avis, la clé de la réussite, est de savoir extérioriser ses difficultés et de trouver une personne en qui vous avez confiance, tout en gardant en tête que  le plus important est que cette personne soit qualifiée et connaisse son sujet. Votre ami, conjoint(e) ou famille sont rarement les meilleures options. Pourquoi? Parce qu’une personne avec un TCA, aura peur de se faire juger, elle aura tendance à ce censurer, mais aussi parce que l’amour d’un proche et la proximité de ceux-ci diminue considérablement le facteur d’objectivité. De plus, rare sont les personnes de votre entourage qui seront qualifié afin de vous aider dans vos difficulté.

 

Ce mot d’aujourd’hui sert simplement à vous dire que, même si vous vous sentez seuls, incompris dans votre petit monde de difficultés à vous, il existe plusieurs ressources ou personnes qui sont là à attendre votre appel pour vous aider. Sachez qu’à partir du moment où VOUS avez admis votre TCA, vous avez un bon 80% du travail de fait et que vous pouvez enfin vous en sortir. Ne restera qu’à appliquer les outils et  mettre tout en place pour vous rétablir.

Par contre, il est important de savoir que si vous soupçonné qu’une personne de votre entourage est coincé avec une telle problématique, mais que cette personne est au stade de précontemplation, lire ici qu’elle n’a pas admis ou réalisé qu’elle avait un problème, ou qu’elle n’est pas prête à utiliser les outils et ressources nécessaires (contemplation), il est important de ne pas prendre les devants en lui demandant de consulter. Laissez-lui plutôt savoir, de façons passive et non agressive, que certains signes vous laisse porter à croire qu’il pourrait peut-être s’agir d’un trouble du comportement alimentaires et que plusieurs personnes sont là pour l’aider et la supporter.

Si vous avez quelconque question ou avez envie que j'écrive en répondant à certains de vos questionnements, n'hésitez pas à m'écrire.